Après tout juste cinq mois, c’est le cœur serré que nous disons au revoir – et surtout merci – à toutes celles et ceux qui ont rendu ce séjour inoubliable. Nous repartons remplis de gratitude, de souvenirs précieux, et le sentiment d’avoir vécu une expérience hors du commun et sans doute, hors du temps. Pour conclure, je reprendrai les termes de mon bel Armand qui a toujours les mots : when she is thirsty, Sadness drinks her tears….
Poésie écrite dans le cadre d’un projet collectif de l’école sur les émotions
Bye bye Berkeley !
bye bye the best team of the library bye bye Carole bye bye Lisa, Yoga Professorbye bye teacher Emily bye bye Rose bye bye Ms Sanchez bye bye Karinabye bye Miss Paske, science teacher of Armand bye bye Hankbye bye auntie Margaretbye bye shuttle driver SL Maththank you Mr Lee for helping us to cross everyry day the street 🙂 bye bye Tselilbye bye bye bye Louigi, thank you !bye bye Stevebye bye Rhysbye bye Remcobye bye Quentinbye bye Omerbye bye Peterbye bye Nickbye bye Nellybye bye Waynen our rental car managerbye bye Markusbye bye Walter, thank you ! bye bye Lilibye bye Knoxbye bye Kimberly, the best Zumba teacher ever !!!!!bye bye Joostbye bye Jesaiahbye bye Haleybye bye Gusbye bye Davidbye bye Christinabye bye Chrisbye bye Mr Chernbye bye Anitabye bye Abbybye bye Helenbye bye Miguel un grand merci à notre chère voisine ! Logo de berkeley city revisité .
Dernier article sur ce blog que je vais prochainement cloturer. Merci de nous avoir suivis. It was awsome !
Hier, le 7 juin, nous ressentions le besoin de retourner à San Francisco tel un pelerinage pour lui dire un dernier aurevoir.
Du Gandangan bridge au Golden Gate Bridge !
5K – Point Pinole
Le 3 juin, la classe d’Armand s’est rendue à Point Pinole pour une course de 5 km. J’y étais en tant que « chaperonne » et j’ai couru en queue de peloton pour encourager les derniers. Pendant ce temps, sans que je le sache, Armand et ses trois copains réalisaient un petit exploit : ils sont arrivés ensemble sur la ligne d’arrivée… et ont choisi de la franchir main dans la main. Quatre amis, unis jusqu’au bout, pour représenter la 4th Grade. Magique !
Let’s go giants !!!!! Mercredi 4 juin
Nous avons souhaité assister à un match de baseball au Oracle Park, entre les San Francisco Giants et les San Diego Padres. Une véritable institution ici !
Même sans bien connaître les règles (qui sont, avouons-le, assez complexes !), on est immédiatement happé par l’ambiance festive et familiale qui règne dans le stade : supporters de tous âges, casquettes vissées sur la tête, hot-dogs à la main, chants, applaudissements … Un vrai spectacle en soi ! (et heureusement d’ailleurs que le public est là sinon on pourrait s’ennuyer. )
Un petit article pour décrypter les règles du baseball aurait été le bienvenu mais le temps nous manque pour ces derniers jours qu’ils nous restent ici. Merci au chou d’ailleurs d’avoir étudié tout une soirée les règles du jeu avant d’y aller.
Expérience 100 % américaine, conviviale, surprenante, avec en prime une vue magnifique sur la baie.
Bye bye Orange house Louis a quitté la Orange house vendredi 31 mai. L’heure des aurevoirs et du tri.
et quelques moments captés ici au mois de mai
les badges de mes junior rangersnos péchés mignons Trader Joe, l’endroit ou nous faisons les courses. Un lieu juste génial ! Après la visite du pinball museum, Armand s’est pris de passion pour en construire un en lego.Et par la même occasion Louis aussi !
Avant de quitter la région, je tenais à voir de mes propres yeux ce que cache ce nom mythique : la Silicon Valley. Pascal y était déjà venu, en 2018, à l’occasion d’un séminaire à Stanford, à l’époque où nous vivions au Canada. Il n’en gardait pourtant qu’un souvenir flou : de violents incendies dans la baie avaient alors contraint tout le monde à rester à l’intérieur. Cette fois, c’est sous un ciel bleu éclatant que nous avons redécouvert — ou découvert — cet endroit emblématique. À une heure de route de Berkeley, nous avons décidé d’y passer notre dimanche. Nous avons commencé par visiter le campus prestigieux de Stanford University. Souvent mises dans le même sac que Berkeley, ces deux universités font pourtant figure d’opposées : Stanford est une institution privée ultra-richissime, tandis que Berkeley est une université publique, engagée historiquement à gauche et bien plus modeste dans ses moyens. La différence se ressent dès l’arrivée : le campus de Stanford s’étend sur 33 000 hectares (un des plus vastes des États-Unis), contre 500 hectares pour Berkeley ; alors qu’elle accueille beaucoup moins d’étudiants comparés (17K pour la première ; 45k pour Berkeley). Stanford porte le nom de son fondateur, Leland Stanford, magnat du chemin de fer et ancien gouverneur de Californie. (Nous avions découvert son nom à Sacramento, au musée du chemin de fer.) Après la mort tragique de leur fils unique à l’âge de 15 ans, lui et son épouse Jane ont décidé de créer une université en son honneur. Le campus fut inauguré en 1891 avec 500 étudiants, sur des terres achetées à un ancien communard français, Lathrop. Le plan initial du campus fut confié à Frederick Law Olmsted, célèbre pour avoir conçu Central Park à New York. Dès sa fondation, Stanford se voulait novatrice : laïque, mixte (hommes et femmes y étudiaient ensemble, une première à l’époque pour une université privée américaine) et tournée vers les sciences appliquées. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des universités les plus sélectives et les plus chères au monde. Les frais annuels s’élèvent à environ 65 000 dollars, auxquels il faut ajouter logement, repas, assurances et autres frais de vie. Le coût total dépasse aisément les 100 000 dollars par an… Mais les infrastructures sont à la hauteur : parcours de golf, piscines, courts de tennis, terrains de sport à perte de vue… Tout est pensé pour le confort et l’épanouissement des étudiants.
Des rodins sont rès nombreux sur le campus, notamment les bourgeois de Calais Les garçons devant la faculté de mathématiques La faculté de maths le main quad le centre névralgique de l’université
Le nom Silicon Valley fait référence à la silice, composant de base des puces électroniques. C’est dans cette région, autour de la petite ville résidentielle de Palo Alto, qu’est née l’industrie technologique moderne. À l’origine, ce sont surtout des passionnés — des « geeks » — qui, dans les garages de leurs parents, ont bricolé les premières innovations. De simples expériences sont devenues des empires. Une plaque commémorative sur la façade d’une maison ordinaire de Palo Alto proclame d’ailleurs le lieu comme le « berceau de la Silicon Valley » : c’est ici que Hewlett et Packard ont lancé leur entreprise en 1939, dans le fameux HP Garage.
Aujourd’hui, les grands noms de la tech y ont leur quartier général. Seul le Googleplex, le siège de Google à Mountain View, est partiellement accessible au public. Le site ressemble à une ville dans la ville : des bâtiments à taille humaine, des parkings avec bornes pour véhicules électriques, des espaces verts très soignés, des chaises longues et tables de pique-nique aux couleurs de Google. On y croise aussi des vélos rétro multicolores, mis à disposition des employés pour se déplacer sur le campus. Le visitor center, immense, propose une boutique, un café, un jardin de sculptures à la gloire d’Android, et quelques installations ludiques pour les visiteurs.
À quelques pas de là, le Computer History Museum retrace de manière passionnante l’évolution des technologies informatiques. Moi qui reste assez hermétique à la technologie, j’ai été bluffée. L’espace « Revolution » présente l’histoire de l’ordinateur, depuis les premiers calculateurs mécaniques jusqu’à l’intelligence artificielle. On y voit des cartes perforées, des machines Enigma, des ordinateurs personnels des années 1980, des prototypes de Silicon Graphics ou Apple, et bien d’autres curiosités. Un autre espace, consacré aux logiciels, détaille l’évolution du codage — une partie plus technique mais non moins fascinante. Les enfants se sont éclatés en testant des jeux vidéo, en explorant World of Warcraft, ou en s’essayant à coder un mini-jeu.
Cette brève immersion dans la Silicon Valley m’a permis de mettre des images sur des noms que j’entendais depuis toujours. Un monde qui me dépasse sans doute encore, mais que je suis heureuse d’avoir pu approcher, même un peu. :
Avant de quitter Berkeley, il m’était impensable de ne pas dédier un article à une voisine chère à mon cœur : la Young Men’s Christian Association – YMCA. Cette salle de sport un peu hors du temps, que j’ai tant fréquentée ces derniers mois.
Connue de tous grâce notamment à la chanson des Village People dans les années 1970, la YMCA est bien plus qu’un refrain entraînant. Née au XIXe siècle en Angleterre YMCA est une organisation chrétienne destinée à offrir un cadre sain aux jeunes hommes des villes industrielles, elle est aujourd’hui une organisation communautaire présente dans de nombreux pays.
Située à un bloc de notre résidence, je l’ai d’abord repérée grâce à une curieuse odeur de chlore qui s’échappait jusque dans la rue. Intriguée, j’ai poussé la porte et j’en suis ressortie adhérente.
Fidèle à l’esprit de ses origines, cette salle propose des tarifs accessibles à tous : 60 dollars par mois, avec un accès illimité à tous les cours – y compris ceux pour les familles. J’y ai testé une foule d’activités que je n’aurais jamais envisagées ailleurs : HIIP, cardio dance, women on weights, sans oublier tous les appareils de musculation… Deux pratiques se sont imposées dans ma routine hebdomadaire : yoga et zumba.
YMCA, c’est surtout une philosophie. « Guidée par des valeurs fondamentales – la bienveillance, l’honnêteté, le respect et la responsabilité – elle s’engage à offrir à chacun, quel que soit son âge, son origine ou son parcours, la possibilité d’atteindre son plein potentiel dans la dignité. » C’est un lieu profondément inclusif et accueillant, où chacun a sa place : jeunes, seniors, sportifs aguerris ou débutants maladroits. Même certains sans-abri du quartier viennent y faire un peu de sport. Avant les cours, j’écoute parler politique, c’est ici sans doute que j’ai le plus appris et le mieux saisi l’opinion générale sur la situation poilitique actuelle. Puis, une fois que la musique démarre, tout le monde lâche prise. On essaye, on se trompe, on rit, on transpire, on recommence. Et surtout : on se félicite toujours à la fin. Awesome ! Amazing ! Le week-end, les garçons adoraient aller à la family swim ou dans la salle de gym dédiée aux enfants. Des parcours « ninjas » pendant des heures, souvent jusqu’à la fermeture. C’était devenu notre rituel du samedi. Un moment joyeux, simple, sans performance, juste pour le plaisir d’être ensemble.
YMCA, ce n’est plus seulement une chanson pour moi: ce sont des souvenirs, des sourires, des efforts, et de très belles rencontres. J’ai adoré ce lieu. 🙂
« An artist is an ordinary person who can take ordinary things and make them special. » – Ruth Asawa (1926–2013)
Je ne connaissais pas Ruth Asawa avant de venir à San Francisco. Son nom m’était totalement inconnu. C’est en découvrant qu’une grande rétrospective lui était consacrée au SF MOMA que j’ai eu envie d’en savoir plus. Et ce fut une révélation. Ici, elle est une artiste connue. Pour moi, c’était une rencontre inattendue, et marquante.Son œuvre m’a profondément touchée : à la fois légère, puissante, et habitée.
Artiste visionnaire et militante, Ruth Asawa a fait de l’art un outil de poésie autant que d’engagement social. Elle s’est faite connaître très tôt pour ses sculptures en fil de fer, suspendues, tissées à la main, qui semblent flotter dans l’espace. Avec ces formes organiques et aériennes, elle a rapidement attiré l’attention au-delà des États-Unis, acquérant une renommée internationale.
Ruth Asawa s’est formée au Black Mountain College, en Caroline du Nord – une école expérimentale et avant-gardiste qui a profondément influencé l’art américain du XXe siècle. Née dans les années 1930, cette institution accueillait artistes, architectes, danseurs, philosophes… On y vivait et travaillait ensemble, dans une approche pluridisciplinaire où l’art ne faisait qu’un avec la vie. C’est dans ce terreau fertile que Ruth Asawa a façonné une vision artistique sensible, engagée, profondément connectée au monde.
Dans son œuvre, la répétition, le motif, le rythme occupent une place centrale. Le geste y compte autant que le résultat. Elle explore la forme par la variation, la patience, le tissage. Chez elle, la répétition n’est jamais mécanique : elle devient méditative, organique, presque musicale. Le processus reste visible, comme une trace vivante.
Ses sculptures en fil de fer sont inspirées d’un artisanat traditionnel mexicain : l’art de tresser des paniers. Mais sous ses mains, cette technique ancestrale devient langage. Le fil de fer – qu’on imagine rigide, coupant – devient fluide, dessine des volumes ouverts, souples, qui respirent. Ces œuvres jouent avec l’air, la lumière, l’ombre. Majestueuses, mais silencieuses.
découverte de cette exposition avec mon amie Rose.
Mais Ruth Asawa, ce n’est pas seulement une œuvre, c’est une manière d’habiter le monde. Elle crée son atelier chez elle, au cœur de sa vie de famille. Elle élève six enfants avec son mari, l’architecte Albert Lanier. Leur maison devient un lieu de création, d’apprentissage, de transmission. Ensemble, ils conçoivent un jardin, observent la nature, ses cycles, ses formes. Chez elle, rien n’est séparé : l’art, le quotidien, l’attention au vivant forment un tout.
« You can’t force a plant to bloom. It has a cycle. You have to tend it and care for it and wait for the bloom to happen. If you don’t take care of it, it dies. The more experience you have like this, the more you begin to understand your own cycle » Ruth Asawa.
Sa maison atelierDans les années 80, atteinte du lupus, elle se consacre principalement au dessin et met de côté son travail de sculpture. Elle dessine les bouquets de son jardin confectionnés par son mari. (Oser représenter des fleurs sans couleur, un pari audacieux mais pleinement réussi)
Enfin, son engagement pour l’éducation artistique est exemplaire. Toute sa vie, elle milite pour rendre l’art accessible à tous. En 1968, elle fonde l’Alvarado Arts Workshop, qui propose des ateliers dans les écoles publiques. En 1982, elle participe à la création d’un lycée spécialisé dans les arts – qui porte aujourd’hui son nom : la Ruth Asawa San Francisco School of the Arts. Elle croyait profondément au pouvoir de l’art : un levier d’émancipation, de développement personnel, de lien social.
Ruth Asawa avec son petit-fils, devant l’une de ses sculptures du Japanese American Internment Memorial. Elle-même a été internée avec sa famille durant la Seconde Guerre mondiale, comme de nombreux Américains d’origine japonaise, à la suite de l’attaque de Pearl Harbor.
Pas de grands discours. Mais des gestes répétés, patients, justes. Une vie en cohérence. Une œuvre habitée. Une manière puissante de rendre l’ordinaire extraordinaire.
Chers amis, chère famille, si vous en avez l’occasion : l’exposition voyagera en Europe en 2026–2027, notamment au Guggenheim Bilbao et à la Fondation Beyeler.
Tel un bouquet final, le dernier voyage avant le grand départ, direction Yosemite (YO-SE-MI-TIIIII), un des mots les plus associés à la Californie et à sa réputation, car sans doute un des parcs nationaux les plus emblématiques du pays… C’est parti !
Le Parc national de Yosemite se situe au coeur de la Sierra Nevada dans la partie centrale de la Californie, à 4 heures de route de Berkeley. Devenu parc national en 1890 (avec l’aide de Muir, vous vous souvenez ?!), il s’étend sur 3000 km2 de superfice et c’est sans doute sa diversité impressionnante qui explique sa renommée : des falaises abruptes de granit, des cascades vertigineuses (surtout en mai après la fonte des neiges), des prairies luxuriantes, des séquoais géants, Yosemite est à part dans les paysages que nous avons pu voir jusqu’à présent.
Jour 1: La vallée de Yosemite
Les reliefs caractéristiques de la vallée se sont formés au cours des périodes glaciaires, dans le canyon de la Merced river. C’est la glace qui a élargi, arrondi et creusé le granit sculptant les célèbres formations que sont El Capitan et Cathedrals rocks. Le fond de la vallée est traversé par la Merced River et ses petits affluents qui forment une mosaique de prairies et de forêts où poussent des espèces variées de fleurs sauvages cohabitant avec les animaux, notamment les ours noirs qui font la renommée du parc. 🙂
El capitan, le fameux, le majestueux. Dans l’avion pour venir à San Francisco, Pascal et moi avons regardé le documentaire Free Solo, racontant l’exploit d’Alex Honnold, qui en juin 2017,a réalisé la première ascension d’El Capitan en solo intégral, grimpant près de 1000 mètres de paroi verticale sans corde ni protection ! Vertige assuré ! Il était étudiant à Berkeley, et s’est formé dans le parc India Rock, qui était à deux pas de la maison que nous occupions au début de notre arrivée.
Face à la multitude de parcours proposés, le choix n’a pas été simple (et comme dirait Estelle, « le choix il faut la choisir » et ça a été difficile) nous avons pris le chemin très (trop) fréquenté nous conduisant aux Yosemites falls (un aller-retour de 10km avec un joli dénivelé)
Pour dormir dans le parc de Yosemite, il faut réserver entre 6 mois et un an à l’avance en fonction du type de logement souhaité. Au centre des photos des compartiments individuels pour stocker la nourriture et la protéger des ours noirs…Pause pique-nique bien méritée, avec vue imprenable sur le Half Dome.Arrivée sur la Upper Yosemite falls, la plus haute d’Amérique 750mBridalveil fall, 180 m de hauteur celle que l’on peut apercevoir sur la première photo de l’articleUn badge en plus de junior park ranger pour les garçons Nous avions réussi à trouver un logement à 30 minutes du parc, portant le nom de « rustic camping »… Vous avez dit rustique, non c’était le luxe total : un petit spa, de la très bonne nourriture à des prix enfin raisonnables , une IPA majestueuse et une petite cabane pour nous quatre.
Jour 2 : Wawona et Mariposa grove of giant Sequoias
A defaut d’aller dans le parc national de séquoias (3h de plus de route) nous avons opté pour une virée au Sud du parc de Yosemite pour découvrir les séquoias géants de Mariposa Grove.
Devant le Fallen Monarch, tombé naturellement il y a plusieurs siècles !Grizzly Giant, environ 2000 ans, plus de 63m de haut, respect !California Tunnel Tree, tunnel perçé en 1865 !Haut comme 3 pommes … de pinNous sommes revenus le lendemain « tunnel view » et nous avons admiré une seconde fois avant de partir cette vue magnifique sous le soleil.
C’est en tant que chaperonne de la classe d’Armand – parent accompagnateur bénévole – que j’ai eu l’occasion de découvrir Angel Island, la plus grande île de la baie de San Francisco après Alameda. Ce site magnifique, peu connu des touristes (en tout cas il ne figure dans aucun de mes guides), est pourtant un site chargé d’histoire. Entre 1910 et 1940, il a servi de principal centre d’immigration de la côte Ouest, accueillant près d’un million de migrants venus principalement d’Asie – Chine, Japon, Philippines.
Avant d’arriver sur l’île, l’excursion elle-même est déjà un voyage. Nous avons d’abord emprunté le BART (Bay Area Rapid Transit), le train rapide qui relie Berkeley à San Francisco. En moins de 25 minutes, nous rejoignons Embarcadero, première station san-franciscaine et point d’accès à la gare maritime.
Entre les stations West Oakland et Embarcadero, voici une séquence filmée juste avant l’entrée dans le Transbay Tube. On aperçoit les infrastructures portuaires et les entrepôts d’Oakland, un nœud logistique majeur du transport de marchandises dans la baie de San Francisco. À chaque passage, je reste impressionnée par l’ampleur et l’activité du site.
Depuis Embarcadero, nous embarquons sur un bateau pour une traversée de 20 à 30 minutes vers Angel Island. Le soleil est au rendez-vous, le Golden Gate Bridge se dessine à l’horizon, et la nature nous fait un cadeau inoubliable : dauphins, sea lions, loutres et deux baleines viennent ponctuer la traversée.
En quittant Angel Island
Nous accostons au seul et unique petit port de l’île – qui n’est pas habitée – avant d’entamer une marche d’environ une heure pour atteindre le site historique.
La classe d’Armand et ses accompagnateurs
À notre arrivée sur le site, une courte introduction nous est proposée avant la visite des bâtiments. Souvent décrite comme le pendant d’Ellis Island à New York, Angel Island offre pourtant une réalité bien différente. Alors qu’Ellis Island m’évoque des images marquantes plutôt positives de parcours d’Européens venus chercher une vie meilleure, Angel Island raconte une histoire plus complexe : celle des migrants asiatiques confrontés à la suspicion, aux discriminations et à des conditions de détention particulièrement dures. Surnommée « l’Ellis Island de l’Ouest », elle fut marquée par l’application de lois raciales comme la Chinese Exclusion Act de 1882, première loi fédérale interdisant l’immigration sur des critères ethniques !! Cette loi, qui visait à exclure les travailleurs chinois, ne sera abrogée qu’en 1943, lorsque la Chine devient alliée des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lors de notre visite, nous avons exploré les anciens dortoirs et découvert les poèmes gravés en calligraphie chinoise dans le bois des murs – émouvants témoignages de cette histoire douloureuse. Aujourd’hui, l’île est un parc d’État et un lieu de mémoire essentiel, qui rappelle les réalités de l’immigration et du racisme institutionnel aux États-Unis.
Je rattrape un petit peu le retard en postant ici pêle-mêle des moments de notre quotidien. On commence en musique avec Armand.
Bénévolat au jardin de l’école d’ArmandComme les jeunes diplômés, Louis pose sous les cerisiers du campus de BerkeleyCal day, April 19th Cal day, April 19th, on a rencontré le pharaon du campusCal day, April 19th Cal day, April 19th Joyeuses PâquesParc des oies à Alamedamiam miam les burgersLes garçons avant de dormirVue depuis le Consulat de France, San Franciscole jeudi c’est chess !parc devant le Musée d’art asiatique des fleurs, des fleurs toujours des fleursEscapade à Santa CruzSanta cruzatelier réparation j’ai découvert les Callistemon, ou plus communément appelés « brosse à bouteille »Bonne fête Maman ! Je n’aurais jamais vu autant de reptiles en Californie !Louis a gagné à la tombola un vélo. Il l’a troqué pour un petit set de couture, plus facile dans les valises.Cadeaux reçus des copains d’Armand pour la Saint-ValentinEncore un petit effort et le jus sera prêt. Calday, April 19th, c’est la fête sur le campus. Quand la lumière met le feu : le miroir concave en action !Et on terminera en musique depuis Toulouse ! Merci Amin !
Si vous aviez vu les yeux de Pascal quand, au détour d’une rencontre totalement imprévue, on a entendu parler du Pinball Museum… Le temps que l’ascenseur descende au rez-de-chaussée, notre programme du dimanche était déjà tout tracé : direction Alameda pour découvrir le musée du flipper ! ! Et là, un nouveau monde s’est ouvert à moi !
Le Pacific Pinball Museum, situé au sud d’Oakland, possède une collection impressionnante de plus de 1 200 machines. Plus de 100 sont exposées et disponibles en libre accès pour les visiteurs, offrant un voyage interactif à travers l’histoire du flipper, des modèles des années 1930 aux modèles plus récents.
Les origines du flipper – cocorico bis – le jeu de bagatelle ! Né en France au XVIIe siècle, très populaire dans les salons aristocratiques, il consistait à lancer une bille sur un plateau incliné semé de clous pour atteindre des zones à points.
démonstration du jeu de Bagatelle
Je continue le bref historique du flipper en vous copiant le résumé que l’on peut trouver sur le site du pinball museum(extrait l’histoire du pinball résumée sur le site du musée. )
Au XIXe siècle, ce jeu évolue grâce aux avancées mécaniques, notamment aux États-Unis, avec l’introduction du ressort pour lancer la bille. Dans les années 1930, les premiers flippers électromécaniques apparaissent, avec des lumières, des sons et des compteurs de score. Bien que les jeux de bagatelle et de flipper aient souvent été gratuits, l’aspect monétaire devient central à partir des années 1940, lorsque les flippers se transforment en jeux d’argent dans lesquels les joueurs insèrent une pièce pour jouer et espèrent remporter des récompenses en fonction de leur score. Le flipper est alors perçu comme un jeu de hasard, un peu comme les machines à sous. Le véritable tournant survient en 1947, avec l’invention des palettes de contrôle (« flippers ») par la société Gottlieb, qui rendent le jeu interactif, tout en conservant son aspect chanceux et addictif. Depuis, le pinball n’a cessé d’évoluer, devenant une icône culturelle mêlant mécanique, électronique, art et nostalgie, tout en restant un jeu où la chance et l’adresse se côtoient.
Nous y avons passé la journée : j’ai adoré me plonger dans les différents univers qu’offraient les machines, observer l’évolution du graphisme au fil des époques. Chaque flipper raconte une histoire unique à travers ses couleurs, ses motifs et ses thèmes, du vintage aux designs plus modernes. Pendant ce temps, les Choux s’éclataient à tester tous les flippers, et, même le Grand Chou, ne pouvait s’empêcher de se demander : « On revient quand ?! »
Pascal avait même pensé au tabouret pour Louis ! 🙂 Pascal heureux !
Armand a un renforcement de la langue anglaise trois fois par semaine par sa professeur Emily Hawkins, his « English Language Development Teacher » depuis son arrivée à l’école. Emily accueille les étrangers et les aide tout niveau confondu à progresser dans la langue.
Voici son commentaire concernant Armand (mars 2025) :
« It has been a joy to work with Armand these past few weeks. He attends ELD 3 times a week with Teacher Emily. Recently 2 more students have arrived from other countries, and he has been able to practice his new sentences with them! Armand is brave and he is trying new sentences each time he comes to ELD, and he is learning multiple new words each day. Here are links to 2 videos with Hanne, Jakab and Armand practicing their English together. »
Armand a reçu le 8 mai dernier un « Award » pour ses progrès en anglais, qui sont en effet incroyables !
C’est en allant rendre visite à notre cousine Naïma fin mars, installée dans la charmante ville de Nevada City — surnommée la « Reine des mines du Nord » — que nous avons décidé de faire une halte à Sacramento, la capitale du Golden State. Une ville que, soyons honnêtes, on oublie un peu trop facilement… moi la première ! Pourtant, c’est bien ici, au cœur de la Californie, que la ruée vers l’or du XIXe siècle a façonné l’histoire de tout un territoire, attirant des vagues d’immigrants venus du monde entier — souvent au détriment des populations autochtones. Les capitales des États américains sont rarement sur le devant de la scène (touristique)… Qui pourrait citer celle du Kansas ou de l’Oregon? Mais plusieurs personnes nous avaient conseillé de faire un arrêt à Sacramento, véritable incarnation de l’esprit Far West et de la conquête de l’Ouest. Et nous n’avons pas été déçus du voyage.
Son petit centre historique est une plongée dans une époque révolue, comme figé dans le temps. On s’y croirait : trottoirs en bois, façades western, chapeaux de cow-boys et faux pistolets à tous les coins de rue. On enfourche presque un cheval imaginaire, dans ce décor de cinéma grandeur nature. Mais l’ambiance est aussi ponctuée de scènes plus anachroniques : un mariage mexicain en limousine, des motards qui paradent bruyamment et semblent ravis de se donner en spectacle. Un joyeux mélange des genres qu’on a adoré !
Nous avons terminé notre balade par le California State Railroad Museum, une merveille inattendue. D’immenses locomotives, magnifiquement restaurées, nous racontent l’épopée du rail, cet autre héros de l’histoire américaine. Avant la voiture, c’est le train qui connectait les villes, les hommes et les rêves. On découvre aussi, dans les coulisses de cette modernité, l’appel à la main-d’œuvre asiatique, notamment chinoise, pour construire ces voies à travers montagnes et déserts.
Mon coup de cœur : le train postal, sans hésiter. Un wagon entier dédié à la distribution du courrier, avec son système ingénieux de sacs accrochés au vol (malheureusement je n’ai pas pris de photo de l’extérieur)…
Le seul train que nous avons croisé lors de notre voyage à travers la Californie,
Rencontre avec Naïma à Nevada City sous le soleil accompagné de délicieux croissants.
Et plus qu’un mois à Berkeley. Tout s’accélère : on sent que le départ approche, et la fameuse to-do list ne cesse de s’allonger. Il reste encore de nombreux projets à boucler avant le grand saut. Les premiers au revoir ont commencé, notamment avec les collègues de Pascal, dont la conférence se termine le 15 mai, les articles sur le blog que j’aime écrire, clôturer les abonnements, fermer les comptes, se séparer des objets du quotidien… et trier, avec un brin de nostalgie, les montagnes de dessins et travaux et les incroyables constructions des garçons.
Malgré ce compte à rebours, nos journées restent pleines de rituels joyeux. Ce mois de mai a commencé en beauté, avec mon anniversaire célébré à San Francisco, auprès d’un Chou toujours aussi surprenant. Aujourd’hui, jeudi 8 mai, Open house à l’école d’Armand qui a notamment reçu un « award » pour son apprentissage de l’anglais avec teacher Emily et nous a montré les travaux réalisés dans sa classe avec Ms Sanchez.
Et, mis à part Louis, qui a hâte de retrouver la maison pour fêter ses 5 ans, personne n’a vraiment envie de rentrer. On s’amuse, on savoure chaque instant, on continue d’explorer les trésors de la baie… tout en suivant, sans doute avec plus de légèreté – peut-être par habitude – les décisions toujours aussi étonnantes du gouvernement. La dernière en date : la demande de réouverture de la prison fédérale d’Alcatraz !
Ms Sanchez, la prof d’Armand dans la classe d’Armand, (4th Grade). La classe d’ArmandArmand nous présentant ses travaux. Armand a répondu en français à une comprehension de texte : est-ce que Fox est méchant ? Je suis bluffée par son texte.
Voici enfin le dernier post de notre road trip à travers la Californie… alors qu’il concerne en réalité notre toute première étape. Si j’ai attendu si longtemps pour l’écrire, c’est sans doute parce qu’il m’a posé le plus de difficultés. Difficile de mettre des mots sur la découverte d’une ville entourée de tant de fantasmes et de clichés… qui, au final, ne les a pas vraiment confirmés. La déception n’en a été que plus grande.
C’est vraisemblablement à Los Angeles que les inégalités sociales nous ont le plus frappés. À quelques centaines de mètres d’écart, on passe de Beverly Hills, où l’on imagine derrière les haies des demeures grandioses avec des jardins majestueux, à Hollywood Boulevard, où l’on est confrontés à une réalité bien plus dure : celle de personnes à la marge, souvent droguées, mendiant sur les étoiles qui font pourtant la célébrité du lieu.On avait déjà perçu ces écarts à Berkeley, mais ici, ils nous ont semblé encore plus criants.
Nous avons passé de bons moments dans cette ville tentaculaire. Nous avons logé dans une charmante maison à Santa Monica. Armand a réalisé son rêve en achetant un skate à Venice Beach, lieu mythique où le sport est né. Nous avons aussi visité deux musées remarquables : l’Academy Museum of Motion Pictures, captivant pour les amateurs de cinéma, et le célèbre Getty Museum, un impressionnant complexe muséographique gratuit et accessible… par un petit train depuis les parkings ! On s’est un instant cru en route pour un parc d’attractions.
La ville est immense — vous allez dire que je me répète, mais c’est difficile d’imaginer à quel point. Deux heures pour la quitter. Peut-être que je n’ai pas su saisir toute la complexité de cette ville, mais ce que j’en ai vu ne m’a pas donné envie d’y revenir.
Les quelques photos que j’aies illustrent les bons souvenirs de la ville. J’ai très peu pris de photos à Hollywood notamment.
Je m’étais dit : si ma mère vient, alors on ira ensemble à Las Vegas. Elle a toujours aimé jouer, et m’a d’ailleurs transmis un certain goût pour les machines à sous. Direction la ville des néons pour voir ce qui s’y trame !
Ce qui m’a amusée comme première découverte, c’est le nom : Las Vegas, qui signifie « les prés » en espagnol… alors qu’il n’y a sans doute rien de plus éloigné d’un champ verdoyant que cette ville surgie du désert du Nevada. À l’origine, ce n’était qu’un simple arrêt ferroviaire, au début du XXe siècle. Puis, la construction du barrage Hoover et la légalisation des jeux d’argent dans les années 1930 ont permis à Las Vegas de se transformer en temple du divertissement. Les casinos ont fleuri, les hôtels se sont multipliés (à commencer par le Flamingo), et le Strip – qui, en réalité, ne fait même pas partie de la ville – s’est imposé comme un décor de cinéma permanent.
Nous y avons passé deux nuits, le temps de plonger dans le plus extravagant de ce que l’humanité peut produire. Des hôtels pharaoniques où un étage est dédié à la cérémonie des mariages, des machines à sous à perte de vue (on a joué, on a perdu, évidemment sauf au black Jack et à la roulette). Et dehors, le spectacle continue : défilé de femmes en string et perruques fluo posant pour des selfies à 9h du matin, au milieu de familles venues admirer les fontaines du Bellagio, des files d’attente pour traverser le passage piéton (Armand en parle encore) et à côté, Mario, Lilo, Stitch et d’autres créatures improbables animent les trottoirs, le tout dans un décor où pyramide de Gizeh, Tour Eiffel, Statue de la Liberté, gondoles vénitiennes cohabitent à quelques mètres.
Tout le paradoxe américain résumé en une scène : une société capable du plus grand puritanisme, obsédée par la morale, et pourtant parfaitement à l’aise avec une provocation permanente. Las Vegas, c’est ça : un choc visuel, une hallucination permanente, de l’excès dans tous les sens. Over the top !
Je continue sur ma lancée des parcs nationaux avec un petit bijou situé tout près de chez nous — enfin, façon de parler. À une heure de Berkeley, au nord de San Francisco se cache le parc national de Muir Woods, célèbre pour sa forêt de séquoias côtiers (redwoods), parmi les plus anciens et les plus hauts arbres du monde.
Protégé depuis 1908 et nommé en hommage au naturaliste John Muir, le parc, bien que fréquenté, reste un véritable havre de paix. Nous y sommes allés fin avril, par un temps froid et humide, mais cela n’a rien enlevé au charme du lieu. On s’est laissés envelopper par le silence majestueux de la forêt. Un lieu emblématique de la côte ouest, parfait pour ralentir, respirer… et, encore une fois, se sentir tout petit parmi les géants.
Sans doute l’un des plus grands chocs esthétiques du voyage : vertigineux, envoûtant, hypnotique… parfois angoissant, mais surtout profondément grandiose. Difficile à décrire avec des mots. On se l’imagine avant d’y être : une ligne droite comme un horizon, un fleuve tout en bas, et entre les deux, des couches de roche marquées par des millions d’années d’érosion. Et pourtant, quand on y est… tout bascule !
Nous avons fait un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour inclure le Grand Canyon dans notre road trip californien. C’était un incontournable. Anne-Marie, qui l’avait découvert lors de son premier voyage aux États-Unis, nous poussait à y aller. Mais ce parc est immense (comme tout ici)— plus de 450 km de long. Nous avons donc choisi de le découvrir côté ouest, la partie la plus proche de Las Vegas, gérée par les Indiens Hualapai. (quant au reste du canyon, il relève des parcs nationaux).
La bande-son du film Arizona Dream de Kusturica nous a accompagnés pour notre entrée dans la réserve. Un choix tout sauf anodin : une musique qui a marqué mon enfance. Étrange, un peu mélancolique, parfaite pour cette arrivée dans un décor hors du temps. L’entrée est d’ailleurs un peu déroutante : un immense parking, des hélicoptères en attente de clients, un indien à l’entrée qui explique que les dons sont les bienvenus pour l’éducation des enfants… On attend le bus patiemment, Pascal sceptique, mais on a envie d’y croire…
Puis, au dernier arrêt, on se retrouve face à l’immensité … Trop grand. Trop beau. Tellement profond. Une faille gigantesque devant nous, comme si la terre s’était littéralement ouverte. Une profondeur qu’aucune photo ne peut vraiment traduire. Le regard plonge, se perd dans les plis des falaises et les différentes nuances d’ocre. Et tout en bas, loin, le Colorado, trace son sillon tranquillement, comme si de rien n’était. On se sent tout petits, un peu suspendus hors du monde.
Il n’y a pas grand-chose à dire. Alors on regarde. Armand s’éloigne, impressionné — même effrayé. Il a peur que tout s’écroule, que le sol se dérobe. Moi, au contraire, ce paysage m’appelle, mais le peu de barrières nous met sur nos gardes, presque rien ne nous sépare du vide.
Nous n’aurons pas l’occasion d’y retourner avant notre départ, mais ce lieu mérite d’y passer du temps. J’imagine aussi que l’autre point de vue, celui depuis le Colorado doit être tout aussi spectaculaire !
Aux portes du désert californien, le parc national de Joshua Tree déploie un paysage à la fois étrange et captivant, là où se rencontrent deux déserts : celui du Colorado et celui de Mojave. C’est un monde de roche, peuplé de silhouettes étonnantes : les Joshua trees.
Ces « arbres », qui sont en réalité de grands yuccas, ne ressemblent à rien de connu. Leurs troncs noueux, souvent tordus sans doute par le vent et le temps, se terminent en touffes de feuilles pointues « des pics qui piquent ». On dirait des créatures figées, chacune différente, drôles et toujours élégantes. J’ai adoré les découvrir, comme on rencontre des personnages étranges et attachants.Les garçons les ont aussi adoptés : selon eux, ce serait l’arme parfaite pour se défendre dans le désert !
Pour la dernière étape de notre road trip en famille, nous nous sommes aventurés dans la vallée de la Mort. Nous étions prêts : réservoir plein, bidons d’eau, nourriture et données essentielles téléchargées.
La Death Valley… Ce nom évoque l’absence de tout ce que nous recherchons : de l’eau, du vert, de l’ombre et de la fraîcheur. On imagine donc un lieu stérile, comme un endroit où la vie aurait disparu.
Et pourtant, loin de cette image de désolation, la vallée nous surprend par sa richesse cachée. Elle dévoile une incroyable diversité de paysages : des champs de sel étincelants, des dunes de sable fin, des collines aux couleurs vibrantes et des montagnes silencieuses. Un désert qui, loin d’imposer sa dureté, révèle une beauté d’une rare intensité. Un monde à part, traversé par deux routes, fines et droites, qui percent ces paysages silencieux comme des lignes tracées dans l’infini.
Dernière étape de notre voyage à travers la Californie. Le soir nous avons logé à Ridgecrest et diné au Tokyo house (démonstration bluffante du cuisinier) après avoir traversé la ville fantôme de Trona, une ville anciennement connue pour ses extractions de mineraies, notamment le Borax. À Zabriskie Point, les collines forment des vagues dorées et ocres, sculptées par l’érosionArtist’s Palette, les roches se teintent de vert, de rose et de violetÀ Badwater Basin, le sol craquelé de sel s’étend à perte de vue, 86 mètres sous le niveau de la mer. On a eu chaud et la lumière était éblouissante. Nous sommes vite retournés dans la voiture.
Comme souvent aux Etats-Unis, on aime les superlatifs et deux fonctionnent pour la Death Valley :
le plus grand parc national des États-Unis continentaux (hors Alaska et plus grand en terme de superficie que le Grand canyon que je pensais plus grand)
température record la plus élevée jamais mesurée sur Terre (56,7°C en 1913 à Furnace creek) !
THE événement de l’année à Washington school ! On célèbre la diversité, les cultures des quatre coins du monde autour d’un repas commun où chacun apporte sa spécialité culinaire ! En ce qui nous concerne, on a fait des crêpes, des dizaines et des dizaines de crêpes, ce qui nous a occupés une bonne partie de la journée.
Puis, après le repas, vient le moment de la représentation. Des bienvenus dans toutes les langues, puis des chansons autour de Teacher Emily !
magnifique prestation d’Harbani et Ikjodh !
Et nous n’étions pas peu fiers qu’à cette occasion, Armand ait souhaité prendre le micro en solo pour chanter a cappella devant plus de 300 personnes San Francisco, une première pour lui, une première pour l’école.
Good evening
We are deeply proud that our son Armand is sharing with you San Francisco, a beloved and famous French song by Maxime Le Forestier. Maxime Le Forestier arrived in San Francisco in 1971 and felt warmly welcomed by the city. During his stay, he lived in a blue house in the Castro district. It became a haven—a place where a community of free spirits, hippies, and people from all over the world would gather each evening to share a meal, just what we are doing together tonight. This song is very special to us. It was with us throughout the preparation of this trip and served as a beautiful introduction to San Francisco, its bay and its people. This song is about tolerance, kindness, and solidarity— very important values and maybe even more today ! We hope you’ll feel a bit of that spirit through Armand’s voice tonight. And finally, we would like to express our heartfelt gratitude to the entire team at Washington School for their incredible work and warm welcome. Thank you.
Je savais que ça allait faire son petit effet. Lors d’une sortie à San Francisco, après des montées et des descentes épuisantes sur les collines de la ville, j’ai réservé une fameuse Waymo pour rentrer. J’étais curieuse de voir la tête de la famille à l’approche de la voiture. Et ça n’a pas loupé ! Au début, on pensait tous qu’il s’agissait de ces fameuses voitures Google, celles avec la caméra perchée sur le toit. Mais en y regardant de plus près… un détail clochait. Ou plutôt : quelqu’un manquait. Personne au volant. Juste un siège vide, propre et… une ceinture attachée. Un taxi sans chauffeur ? Impossible ! Si si ! Allez, on monte, et c’est parti. La destination est déjà enregistrée depuis la réservation via l’application. On s’installe dans la voiture, puis, une fois les portes fermées, elle nous conduit à bon port. Elle roule tranquillement, le volant tourne tout seul, les clignotants s’activent avec douceur. Tout semble parfaitement normal. Presque trop, car on se surprend à parler à ce fantôme ultra-civilisé qui nous emmène très poliment faire un tour de ville : il respecte les stops, ne râle pas dans les bouchons, ne nous impose pas sa musique en sourdine. Et, étonnamment, au bout de quelques minutes, on remet toute notre confiance à cette machine.
Ambiance science-fiction.
Maman a adoré. On a même fait plusieurs tours en Waymo dans la ville, de vrais tours de manège. « Incroyable ! » Tellement incroyable qu’elle en a même oublié son sac en sortant. (Ce qui nous a permis de tester le service après-vente : rien à dire, efficace !) Et dans un mélange parfait de nostalgie et de bon sens, elle lui a trouvé le surnom idéal : « L’homme invisible ». Un clin d’œil à une série des années 1970 qu’elle adorait, avec ce héros fantomatique qu’on ne voyait jamais, mais qui était toujours là, efficace, discret.
J’avais découvert Palm Springs et ses maisons iconiques un an plus tôt, sur les réseaux sociaux, alors que je commençais à rêver ce voyage. Depuis, je n’avais qu’une envie : les voir de mes propres yeux.
Ville emblématique, Palm Springs est devenue dans les années 1950 le lieu de villégiature privilégié des stars hollywoodiennes. Nichée au cœur du désert californien, connu pour ses sources d’eau chaude, c’est un véritable musée à ciel ouvert lorsque l’on déambule dans les quartiers résidentiels. Les maisons sont d’un chic absolu : des lignes épurées, des toits plats (ou presque), des immenses baies vitrées ouvertes sur les montagnes, des couleurs pastels ou flamboyantes, et des petits jardins soignés… tout ici respire le rétro chic et le design iconique.
Aucune ne se visite. La photo mise en avant est l’intérieur de la maison Desert Home signé de l’architecte Richard Neutra (source : Wikipedia). Pour en savoir plus .
Une pause idéale donc sur la route entre Los Angeles et le Grand Canyon… et finalement un peu trop courte à notre goût pour vraiment savourer tout ce que cette ville étonnante a à offrir.
De beaux moments avec la famille au Motel 6statue monumentale de Marilyn en plein coeur de Palm springs
Aussi, nous avons effectué un petit pélerinage sur les pas de Franck Sinatra, sa maison et sa tombe en écoutant My way sur la route.
Voilà un peu plus de trois mois que nous sommes ici, et les cerisiers sont en fleurs. Ce dernier mois a été marqué par la venue de Moon et Anne-Marie. De belles retrouvailles autour de soirées animées à jouer au tarot autour de bons repas.
Le spring break (vacances scolaires de printemps) nous a permis de partir sur la route et de faire une belle boucle en famille, sur plus de 2000 kilomètres. Un grand voyage de San Francisco à Las Vegas, en passant par Los Angeles, Palm Springs et plusieurs parcs nationaux. Un seul voyage, mais des milliers de paysages, de rythmes, de rencontres et de surprises : de la frénésie humaine la plus décadente aux étendues désertiques s’étalant à perte de vue. Quel périple ! Il méritera quelques articles spécifiques pour raconter nos différentes étapes.
Nous reprenons doucement le quotidien mais, à déjà plus de la moitié de notre séjour, nous commençons à préparer le retour.
Départ le 9 juin pour le Mexique avant de rentrer à Pompertuzat, le 29, juste à temps pour fêter les cinq ans de Louis.
J’écris moins en ce moment mais j’ai une bonne raison : Anne-Marie et Mamie Noon sont venues nous rendre visite pour quelques semaines. Avec du retard donc, je poste ici leur première sortie sur San Francisco : l’île d’Alcatraz.
Nous y voilà donc la fameuse île d’Alcatraz qui porte le nom de ses premiers habitants, Alcatraz : pélicans en espagnol …
Tentative de montage Fort Boyard 🙂
Position stratégique à quelques kilomètres du Golden gate, beaucoup de moments historiques se sont passés sur cette île : la création d’un fort au départ à la fin du XIXe par l’armée américaine, puis prison militaire avant de devenir en 1934 « pénitencier fédéral de haute sécurité » jusqu’en 1963, ce qui en a fait sa renommée et un incontournable lieux à visiter. Puis l’île a été occupée par des militants indiens (native American movement) en 1970 la revendiquant comme leur terre. Toute cette histoire sur un petit bout de terre (de 9 ha quand même!)
en arrivant sur l’île
Visite de qualité avec audioguide de l’ancienne prison d’Alcatraz, les cellules ont été laissées dans leur état, on comprend mieux la fuite des frères Anglin qui grattèrent avec le dos de leur petite cuillère leur fond de cellule pour sortir par les bouches d’aération. Les cellules sont toutes ouvertes, sur plusieurs niveaux et chacun possède son petit coin. Bien sur on nous parle d’AlCapone, le plus célèbre « ganster » de l’entre deux guerres qui passa 5 années ici. Anne-Marie et Armand connaissent tout sur cette histoire (notamment le massacre de la Saint-Valentin en 1929) ! Deux semaines après cette visite, ils en parlent encore.
La visite se termine sur un espace plus actuel et qui pose la question pénitentiaire !
Les « inmates » ont l’air de bien s’entendre.
Finalement, je repartirai assez marquée par cette visite. Première fois que nous mettions les pieds dans une prison. Aussi, cette visite de l’île aura été une très belle introduction à la baie de San Francisco : mieux comprendre sa géographie, son organisation, et voir tout simplement son immensité !
Le dernier mot pour Anne-Marie (en mega-forme deux jours après leur arrivée).
C’est surtout la fameuse maison bleue chantée en 1972 par Maxime Le forestier. Elle se situe dans le quartier Castro de San Francisco au 3841, 18th Street. On la remarquerait à peine si notre guide nous n’avait pas indiqué le numéro de la maison à chercher, une petite plaque commémorative explique son histoire.
Cette chanson nous a accompagnés dans la préparation du voyage. Armand aime la chanter.
San Francisco par Armand a cappella
Cette archive émouvante nous en dit un peu plus sur l’histoire singulière de cette maison ou une communauté de hippie habitait dans cette maison.
Dès notre arrivée, nous avons souscrit pour la première fois à un abonnement à la chaine disney +, histoire de revoir les grands classiques et de les montrer aux enfants. Chaque vendredi soir depuis notre installation à Berkeley, nous regardons un Disney.
Il était donc temps de découvrir l’histoire de l’homme qui se cache derrière cette empire. Et, ce fut une très belle découverte : quelle vie Walt Disney. Je pensais que nous passerions seulement deux heures dans ce petit musée, nous avons doublé ce temps tant il y avait à voir, à écouter, à regarder. Fascinant !
On débute la visite par une carte indiquant les origines du nom Disney qui proviendrait d’Isigny-sur-Mer, en Normandie. Cocorico, tant mieux si l’univers de Disney a des racines normandes.
Fascinant de découvrir son parcours, son enfance, ses premières difficultés, son audace, l’importance de la famille (encore et toujours) et son côté visionnaire. Il a commencé le dessin très tôt, encouragé par sa famille surtout sa tante et ne s’est jamais arrêté. Il connaitra très rapidement à la fin des années 1920 le succès avec la création de Mickey. Il créa avec son frère ainé Roy la compagnie qui l’accompagnera jusqu’à la fin dans cette folle aventure.
Et un visionnaire qui l’a emmené toujours plus loin. Après Mickey, Walt Disney se lance dans la création de Blanche-Neige et les Sept Nains qui sort en 1937, premier long-métrage d’animation qui marquera un tournant dans l’histoire du cinéma. Deux ans de dur labeur et un travail d’équipe titanesque pour arriver à ce premier long métrage.
Puis vint l’idée des parcs d’attraction Walt Disney. Le premier sera impanté en Californie au sud de Los Angeles et a été inauguré en 1955.
Il meurt finalement jeune à 65 ans , des suites d’un cancer du poumon.
Un vrai moment de découverte, simple et enrichissant.Une belle histoire à l’américaine comme on les aime! (« self made man »)
Deux mois, jour pour jour que nous avons posé nos valises ici. Même sentiment partagé pour toute la famille : déjà et en même temps, comme à chaque voyage, nous avons le sentiment d’être ici depuis des mois, voire des années. (Armand parle même de trois ans.) Beaucoup de nouveautés, tant de choses à découvrir et en même temps un quotidien déjà bien installé, bien rodé.
Mais, l’actualité angoissante semble aussi contribuer à accélérer le temps. Je me souviens encore du jour de l’investiture de Trump ce 20 janvier et je ne pensais pas que nous en arriverons là aujourd’hui… On parle plus ici des coupes budgétaires, des suppressions d’emploi à tout va que de l’avenir de l’Europe et de l’Ukraine… Hier, une manifestation se tenait sur le campus de Berkeley « Stand up for Science », la mobilisation est là, sans doute plus diffuse comparé à celle de 2016 (sic. Le Monde) . Mais, un esprit de résistance est palpable et des actions sont en cours « defend science, defend democracy ». Il faut aller vite ! Une chercheuse a pris la parole hier pour témoigner des actions de son collectif qui archive toute sorte de données scientifiques publiques que l’administration Trump est en train de faire disparaitre ! Le consulat de France ici à San Francisco se fait le relai pour accueillir des chercheurs américains dans les universités françaises qui se mobilisent (Marseille et Avignon pour les deux exemples que j’ai pu voir). L’article du monde relate bien l’événement d’hier et de ce qui se passe ici.
Manifestation sur le campus de Berkeley « stand up for Science », vendredi 7 mars
L’école d’Armand aussi se mobilise dans ses événements et proclame encore plus haut et fort les valeurs de tolérance envers les minorités, de liberté d’expression, et d’inclusion.
Nous y participons ! Résistons !
Armand a choisi hier son « political ribbons » : « resisters » (oeuvre de Andrea Bowers au BAMPFA de Berkeley, 2022)
Très belle découverte de cette artiste contemporaine américaine lors d’une exposition au SF Moma.
Connue depuis qu’elle a été sélectionnée pour faire le portrait officiel de Michelle Obama en tant que first lady en 2018 pour la National Portrait Gallery de Washington D.C, Amy Sherald, aujourd’hui la cinquantaine, connait un franc succès ici en Amérique.
They call me redbone, buy I ‘d rather be stawberryy shortcake, 2009, oil on canvas
Elle réalise principalement des portraits de noirs, les peignant dans des nuances de gris (ce qui met l’accent sur l’aspect universel et intemporel de ses sujets) sur des grands formats, de très grands formats. Amy Sherald explore des thèmes liés à l’identité, la race et l’expérience noire, tout en offrant une vision moderne et parfois contemplative de ses sujets (avec ses fonds plats qui laissent ses tableaux en suspens). Elle cherche à redéfinir la manière dont les Afro-Américains sont perçus et valorisés dans l’art.
Son travail est si minutieux. Elle réalise toujours des photos de ses modèles en studio qu’elle retravaille ensuite sur photoshop avant de les reproduire en peinture. Elle s’inspire aussi de clichés connus du grand public pour ses mises en scène en studio tels que ces deux tableaux qu’elle revisite avec des problématiques actuelles.
A jubilant American sailor clutching a white-uniformed nurse in a back-bending, passionate kiss as he vents his joy while thousands jam Times Square to celebrate the long awaited-victory over Japan.If you surrendered to the air, you could ride it, 2019, oil on canvas
J’ai été aussi très touchée par sa deuxième commande, celle du magazine vanity fair pour sa couverture représentant Breonna Taylor, jeune femme de 26 ans, tragiquement tuée dans son lit par des policiers lors d’une perquisition non justifiée à son appartement en mars 2020, à Louisville.
Breonna Taylor, 2020, oil on canvasThe boy with no pastt, 2014, oil on canvaswhat’s different about Alice is that she has the most incivise way of tellling the truth, 2017, oil on canvasA God blessed Land (empire of Dirt), 2022, oil on canvasThe bathers, 2015, oil on canvas
Nous venons de vivre le Black History Month, événement annuel célébré dans tout le pays, mais aussi ailleurs notamment au Canada et au Royaume-Uni. C’est un moment qui permet de reconnaître et de célébrer les contributions des personnes d’origine africaine à l’histoire, à la culture et à la société. Ce mois est aussi l’occasion de sensibiliser aux luttes contre le racisme, les discriminations et les injustices auxquelles les communautés noires ont été confrontées et continuent de faire face.
Beaucoup d’événéments se sont produits ce mois-ci à cette occasion et nous avons eu la chance, notamment au travers de l’école d’Armand, de participer à certains d’entre eux et de découvrir notamment des artistes, des poétes à l’origine de la Harlem Renaissance.
Pas peu fiers d’avoir écouté Armand lors de la black heritage night (soirée organisée par les parents d’élèves) récitant avec ses camarades un texte d’Eloïse Greenfield, auteur jeunesse, racontant ici The great migration. Ce texte fait référence au déplacement massif de millions d’Afro-Américains du Sud vers les grandes villes industrielles du Nord et de l’Ouest des États-Unis, principalement au début du XXe siècle. L’autrice avait trois mois lorsque son père à décider d’emmener la famille vers le Nord pour un avenir meilleur fuyant les violences raciales.
Armand, deuxième rangée au centre est à fond !
Voici le texte : 1.The news : They read about it, heard about it, in letters and newspapers sent down from the North, from visiting cousins and brothers and aunts: there were jobs up there, nice houses, no Ku Klux Klan everywhere you turn, burning down schools and homes and hope. They thought about it, talked about it, spread the word. « Did you hear the news? Can it really be true? Well, I’m going to see. How about you? » 2.Goodbyes : saying goodbye to the land puts a pain on my heart. I stand here looking at the green growing all around me, and I am sad. But I keep hearing about this better life waiting for me, hundred of miles away, and I know I have got to go. Hope my old car can make it that far. I can’t wait to get away. I never want to see this town again. Goodbye, town. goodbye, work all day for almost no pay, enemy cotton fields, trying to break my back, my spirit. Goodbye, crazy signs, telling me where I can go, what I can do. I hear that train, whistling my name. Don’t worry train, I am ready. When you pull into the station, my bags and I will be there. 3. The trip : mostly they travel by train, sit or stand in the railroad stations, crowds of people, waiting, resting their old suitcases, cuddling their babies, holding the hands of the older children, carrying, in bags and shoe boxes, food they’ve packed for the trip. They hear the whistle blow. It blows again, not so far away now. They see the train coming closer and closer, and then it stops. They gather on the platform, hold out their tickets, climb aboard. « All Aboard »the conductor calls. It’s time. They are moving slowly, then faster, some think too fast, some think not fast enough, toward a world they don’t yet know. 4.Question : will I make a good life for my family, for myself ? The wheels are singing, « Yes you will, you will, you will! » I hope they are right, I think they are right, I know they are right. We are going to have a great life. Got to try it. going to do it. Going to make it. No matter what. (…) 5. Up North : in the stations, they greet their husbands, aunts, uncles, cousins, friends who have come to welcome them, show them the way toward their future. (…) We were one family among the many thousands. Mama and Daddy leaving home, coming to the city, with their hopes and their courage, their dreams and their children, to make a better life.
Nous avons aussi été particulièrement marqué par deux découvertes : les puissants poèmes de Langston Hughes et la voix puissante de la chanteuse Odetta.
Depuis notre arrivée, Louis a intégré la Orange house. Il s’agit d’une petite structure de douze enfants (de type Kindergarten/ garderie). Cette pre-school est à deux pas du campus et accueille beaucoup d’enfants d’universitaires, d’ailleurs deux collègues de Pascal y ont mis leurs enfants le temps du semestre.
Chaque matin, Louis part avec Pascal à vélo traversant le campus de Berkeley. Une belle activité physique pour bien démarrer la journée.
Louis traverse tous les matins le campus à vélo pour rejoindre la Orange house.Si jamais on se perd, Louis nous explique le chemin! 😉
Malgré quelques réticences au début, Louis s’est très vite habitué à son nouveau lieu. Il est très content d’y aller et il progresse en anglais. Chaque semaine il revient avec ses cahiers d’exercices ; il développe sa maitrise de l’écrit et des lettres.
Louis aime toujours autant dessiner, danser. Il a découvert aussi les perles et revient régulièrement avec des colliers magnifiques.
Petite mise en pratique de notre visite de l’aquarium et découverte de la faune et flore de la côte californienne.
Point Lobos est un site classé depuis 1967, considéré comme un sanctuaire unique qui abrite sur terre et sous la mer de nombreuses espèces végétales et animales.
Les otaries (sea lions),sans doute les locataires les plus bruyantes du site, aiment loger loin du rivage sur les rochers de Sea lion point. Les jumelles d’Armand étaient bien pratiques pour les observer.
Nous avons eu la chance de voir des loutres (sea otters) qui se laissent flotter sur le dos. Elles sont vraiment mignonnes, et finalement assez petites.
Nous avons profité d’un long week-end (President’s day) pour nous rendre dans la baie de Monterey, à deux heures de Berkeley. Un de notre objectif du week-end, et sans doute celui de 80% des familles du coin, était de visiter l’aquarium de Monterey bay…
Il s’agit d’un des plus grands aquariums du pays et il a la particularité de se situer dans une ancienne usine de conservation de sardines, qui avait fait la renommée du village notamment pendant la seconde guerre mondiale.
Le pays de la sardine donc ! Le moment est opportun pour glisser une des chansons préférées de Louis ! 😉
et nous étions des sardines …
Quelques vidéos de jolis moments et de belles découvertes
Les anchois gardent la bouche ouverte pour s’alimenter. (northern anchovies)on remplace les dauphins par les méduses et nous voilà dans le grand bleu ! Le Hammerhead (requin marteau) Armand est resté un long moment à le contempler. Les fameuses Sea Otters (loutres) qui font la renommée de l’aquarium
Vous l’aurez compris, visite passionnante mais épuisante.
Chinese New Year’s Parade, Martin Wong (1946-1999), 1992 tableau exposé dans l’exposition permanente du SF Moma representant un jeune garçon spectateur de la parade du nouvel an chinois de San Francico.
Chinese new year parade, February 15th, San Francisco.
Les garçons n’avaient pas école vendredi dernier, nous en avons profité pour visiter le MSRI – Mathematical Sciences Research Institute (aussi appelé le Simons Laufer Institute) l’institut où Pascal est invité pour ces quelques mois à Berkeley.
Nigé sur les hauteurs de la ville, le MSRI surplombe toute la baie et le campus de l’Université de Berkeley.
Petit tour de visite et en musique.
Arrivée sur le MSRIShiling-Shen Chern, co fondateur de cette institutLe téléphone de Chou !et son bureau ! Visite de la salle de conférence fraichement rénovée (Pascal y passe ses matinées)L’outil préféré des matheuxAu travail ! chemin de retour 🙂 vue sur la baie et le Lawrence hall of science
…. est la sompteuse Berkeley Public library, the place to be lorsque tes petits aiment lire !
Quel beau lieu reperé dès le premier jour de notre arrivée et quelle joie de la cotoyer désormais quotidiennement ! Plus particulièrement, le 4th floor dédié à la section jeunesse (située dans la nouvelle annexe).
vue sur la bibliothèque depuis notre résidence
Armand a lu tous les livres proposés en Français, les grands classiques : Tintin, Astérix et Obélix, Mortelle Adèle, le Clup des cinq etc. Plus le choix : il doit commencer à les lire en anglais et depuis quelques jours, je le vois feuilleter quelques ouvrages et même les emprunter.
La cachette de Louis
Comme la plupart des bibliothèques, celle-ci propose un certain nombre d’activités, et notamment une que les garçons apprécient particulièrement : les legos. Tous les mardis après midi de 16h30 à 18h, la bibliothèque met à disposition des stocks généreux de légos. Petit rituel désormais établi.
Et, les jeudis c’est chess !
Une des bibliothécaires du quatrième étage élève des pigeons. Ce baby pigeon a 23 jours. Il boit que du lait donné autant par la mère que par le père. il a un très long bec, rappelant que c’est un descendant du dodo !
Aussi, l’architecture du bâtiment des années 1930 sort définitivement du lot au regard des constructions neuves avoisinantes : la hauteur des espaces, les grandes ouvertures, l’usage de matériaux bruts de qualité, les lignes épurées rappellent la grandeur des édifices d’antan, véritables témoignages de l’art architectural de l’époque, alliant esthétisme et solidité.
Dès le deuxième jour d’école, Armand est revenu à la maison avec un ukulele ! Parents étonnés, parents ravis. « Oui, à l’école ils m’ont demandé de choisir entre différents instruments : violon, violoncelle, clarinette, trompette, flûte à bec (l’éternelle, l’incontournable !), l’ukulele et même la harpe ! J’ai choisi l’ukulele et deux fois par semaine, je suis encadré par Ms Fresh pour apprendre cet instrument. »
Chaque enfant a donc un instrument de son choix (et on ne s’arrête pas à la flûte à bec) prêté gracieusement par l’école pour toute l’année scolaire avec une pratique deux fois par semaine encadrée par un professionel. La musique est accessible par tous puisqu’elle fait partie intégrante du programme scolaire (dès l’âge de 5 ans).
Trois semaines après notre arrivée, nous assistons à un concert matinal à l’auditorium de l’école accompagné par l’Orchestre symphonique de Berkeley ! Wow !
Je vous laisse découvrir une petite compilation de ce concert. Comme vous pouvez l’entendre, la qualité de la performance est certes aléatoire mais c’est véritablement le process d’apprentissage qui compte ici : on essaye, on se trompe, (ce n’est pas grave), on recommence et on vise l’excellence. Dans tous les cas, même si c’est parfois inaudible (la flûte à bec réveille chez moi des souvenirs scolaires traumatisants), la conclusion est toujours la même : « that was ammmmmmaaaaazzzziiiiiinnnnnggggg! » et nous confirmons : that was amazing de voir tous ces enfants de 5 à 11 ans jouaient le morceau qu’ils préparaient depuis 2 mois avec leur instrument de leur choix accompagnés par un orchestre professionnel ! (nb : attention cette expérience est propre à cette école.)
Concernant la confiance en soi, les Américains sont imbattables !
Si vous voulez voir la prestation d’Armand (une première pour lui sur scène ; reconnaissable au loin avec son pull vert), vous pouvez voir sa performance à la minute : 10,30. (je m’ excuse d’avance pour la qualité de la vidéo)
Après trois semaines passées dans cette jolie maison sur les hauteurs de Berkeley, nous avons décidé de déménager downtown dans un petit appartement pour être plus proche des commodités et de l’école d’Armand.
Sans doute l’air californien a réveillé un vieux souvenir d’enfance. Il y a une semaine environ sans savoir exactement comment cette idée m’est venue, j’ai parlé à Armand de ce jeu qui avait tant marqué mon enfance : Day of the tentacle de LucasArt! Une intrigue complètement farfelu de tentacules qui chassent les humains et veulent prendre le pouvoir sur le monde. Trois personnages, Bernard, Laverne et Hoagie sont envoyés chacun dans le présent, passé, future afin de changer le cours de l’histoire grâce notamment à l’échange d’objets au moyen de leur chrono-WC !!! Un jeu à énigme comme on les aime !
« Mais ça a l’air génial ; Maman on le télécharge s’il te plaît. » Voilà là une bonne idée mon bel Armand mais je doute fortement de pouvoir le trouver facilement. La dernière fois que j’y ai joué c’était en Slovénie en 2008 lorsque je souhaitais le montrer à Pascal qui ne le connaissait pas. Il avait à l’époque trouvé une version craquée.
« Maman mais regarde sur Apple Store , il devrait bien y être .» Excellente idée Armand ! Car, à ma plus grande surprise, je découvre sur Apple Store pour quelques euros une version remasterisée datant de 2016 ! Oh joie !! Et voilà, en quelques minutes, le jeu est acheté et téléchargé.
L’univers le fascine très rapidement – mais comment serait-ce possible autrement ?! Et tout émue, je le laisse découvrir.
Je sais que nous partons pour plusieurs heures de jeu. Je suis toute excitée à l’idée d’y jouer avec lui mais une condition s’impose rapidement. Le jeu sera en anglais (avec bien évidemment des sous-titres en français) et Armand devra étoffer son vocabulaire : chrono job, a skunk, a nightstick, extension cord, tentacle, VHS tape, beauty pageant etc. sont des mots qui peuvent toujours servir !!!! 🙂 Nous avons aussi remis un dentier à Georges Washington, participé à la constitution américaine en proposant que chaque Américain ait un aspirateur dans sa cave, et aidé Ben franklin à faire de l’électricité avec un cerf volant !
Et voilà en une semaine, au bout de 13h de jeu, nous avons réussi à sauver le monde des tentacules !
On a bien bossé et surtout beaucoup ri !
Good job !
(Si vous ne le connaissez pas, alors à vos computers)
J’ai toujours aimé ce mot : « mis·cel·la·ne·ous ». Sans doute parce qu’il est long, joyeux, mélodique, avec beaucoup de voyelles mais aussi difficilement prononçable ! Je lui dédie volontiers une rubrique pour y glisser pêle mêle des choses qui suscitent notre intérêt, éveillent notre curiosité, présentent une certaine esthétique, ou tout simplement nous font sourire !
« Tesla Cybertruck » !Le beurre de cacahuète à consommer avec modération ,mais, pour le moment, nous n’y arrivons pas. Pour l’achat de notre quatrième pot, nous sommes passés au format familial. 🙂Un magnifique éléphant grandeur nature en pneus.
J’ai finalement attendu un certain temps avant de dédier un article à cette université emblématique. UC Berkeley est en 4e position mondiale (derrière Harvard, Stanford, et le MIT d’après le ARWU Shanghai de 2023).Une des meilleures au monde donc avec un nombre impressionnant de prix Nobel (à en voir les places de parking ;-)) ! Et pourtant, c’est bien grâce à elle que nous sommes ici ; Pascal étant invité pour un semestre thématique au Simons Laufer Mathematical Institute !
Alors, un grand merci Cal ! Oui Cal car étant la première université de Californie, on lui attribue ce petit surnom (avant UCLA, UC Davis, UC San Francisco, UC Santa cruz, UC San Diego et toutes les autres UC* … ). Beaucoup de magasins downtown déclinent un certain nombre d’objets avec le logo cal : t-shirt, mug, casquette, sweat et même teddy bear…
Le campus se trouve downtown et toute la ville s’est construite autour de lui depuis sa création à la fin du 19e siècle. Pour l’histoire de l’université la page wikipédia est richement documentée.
Petite visite du campus, très agréable à parcourir à pied, à vélo ou en courant : la végétation est très présente comme toujours en Amérique du nord. Elle entoure les différents bâtiments tout aussi imposants les uns que les autres. Au centre, le Sather tower known as le Campanile structure le campus. On peut y monter et admirer la vue sur l’Université.
Pascal aligné, dans son élément ! Louis traverse tous les matins le campus à vélo pour rejoindre la Orange house.Quand on reçoit un Prix nobel à Berkeley (et sans doute dans les autres universités), on reçoit aussi sa place de parking ! 🙂
Les bureaux de Pascal sont situés dans un bâtiment hors campus (Simons Laufer Mathematical Institute). Il est sur les hauteurs de Berkeley et domine toute la ville ! Un shuttle au départ du campus l’emmène quotidiennement à son institut. Il porte la lettre H … comme Hill tout simplement.
et hop le voilà tout là-haut
Vue depuis le Simons Laufer Mathematical Institute ! Pas mal non ?
*La très prestigieuse Université Stanford à 45 minutes en voiture de Berkeley ne fait pas partie du réseau des Universités de Californie.
Excursion aujourd’hui auTilden Park, le parc régional situé sur les hauteurs de Berkeley. Sans voiture et sans bus le week-end, nous avons décidé de nous y rendre à pied. Et, comme à l’accoutumée, nous partons en binôme : Pascal encadre Louis qui, tel un cycliste du Tour de France, gravit la colline à vélo. Quant à moi, je pars à pied avec Armand, pique-nique dans le sac-à-dos et de longues conservations en tête pour oublier la montée. Et je profite d’être avec lui pour travailler son vocabulaire en anglais tout en admirant la vue sur la baie de San Francisco. Ciel bleu, quelques nuages au loin, air frais, temps idéal pour tenter cette aventure.
Les parcs nationaux sont bien connus des Européens, surtout ceux qui font la renommée de la Californie : Yosemite National Park, Death Valley National Park, Sequoia National Park, Redwood National Park etc…. mais on nous a très vite fait comprendre ici que les parcs régionaux en valaient tout autant la peine. Et, ils sont nombreux sur la East Bay !
Entrée dans le parc par la « little farm ». Let’s learn words about animals !
two pigs, two fat pigsone goose, two geese, many geesea goatagain a goatagain a goat chickens (it takes an « s ») and ducks my boys mouton mouton, sheep sheepa lovely ram
Petite pause avec les animaux et nous continuons notre avancée dans le parc.
nudist trees known as eucalyptus treesnudist trees known as eucalyptus trees
Panorama depuis le « grove overlook », emplacement idéal pour la pause du midi.
Plusieurs rapaces sous le regard attentif d’Armand !
Armand s’intègre facilement et semble s’adapter parfaitement au nouveau rythme de l’école et à son fonctionnement.
6h30 : Réveil
7h11 : School Bus
8H : Arrivée à l’école et intégration dans sa classe
8h30 : Début des cours avec Mrs Sanchez
14h30 : Fin des cours, à l’ exception du mercredi, l’école se terminant une heure plus tôt. (Soit il prend de nouveau le school bus, soit je le récupère directement à la sortie de l’école.)
La bibliothécaire de l’école lui trouve régulièrement des livres en français qu’elle n’hésite pas à lui glisser dans son cartable. Cette sélection permet de compléter celle que nous faisons régulièrement à la bibliothèque de Berkeley.
Trois fois par semaine Armand rencontre Emily, his English teacher (Monday, Tuesday, Thursday). Il apprend doucement mais surement. D’ici de maitriser l’anglais, il a mis en place une technique auprès des copains de sa nouvelle école : le faire semblant ! 🙂
Aussi, Armand a des cours d’ Ukulélé avec Mrs Fresh (« un nom comme ça je crois ») deux fois par semaine.
En ce qui concerne la cantine, je vous partage ses premiers retours : « je mange souvent très épicé, il s’agit de plateaux repas recyclables et je déjeune dans la cour »
Enfin pour les devoirs à la maison (homework), tout comme à Pompertuzat, ils sont donnés une fois par semaine pour la semaine suivante.
Le troisième lundi de janvier est un jour férié à l’échelle nationale « Martin Luther King’s day ». Les enfants n’étaient pas à l’école et sont encouragés à faire une action civique pour le pays en l’honneur de cet homme.
Au travers des livres que nous avons pu emprunter à la bibliothèque de Berkeley, nous avons redécouvert le parcours fascinant de Martin Luther King Junior. Nous avons lu et réécouté son célèbre discours de 1963 à Washington que je glisse volontairement ici… pour ne pas oublier.
I have a dream !
Et, ce même lundi, Trump est (re)devenu President of United States of America !
Nous avons regardé ce matin son discours d’investiture à la télé, un long discours, très très long discours sans prompteur, calme mais déterminé de faire de l’Amérique : America first, make the America great again ! Au deuxième plan, Joe Biden et Kamala Harris dépités.
What a day today !
La signature rapide des premiers décrets annonce, et on le sait déjà, la couleur de ces quatre années à venir: retrait des USA de l’OMS, retrait des accords de Paris pour la deuxième fois, grâce donnée pour les émeutiers à l’origine de l’assaut du capitole en janvier 2021, fermeture des frontières etc.
Le troisième lundi de janvier c’est aussi le « blue monday », le jour le plus déprimant de l’année !
Nous avons décidé de nous réunir entre amis (nos amis de Montréal intallés ici le temps du semestre) autour d’un bon repas et d’une belle balade sous le soleil de Californie.
Pour s’approcher au plus près du Golden gate bridge, pas facile encore pour Louis à prononcer 🙂 – le mythique pont qui fait la renommée de San Francisco – nous avons décidé sans vraiment savoir de le découvrir côté océan (début depuis le Ocean Beach, Sutro height, then take the Camilo del Mar à travers le parc Presidio of San Francico).
Une longue marche à nouveau up and down à travers une nature sauvage pour s’en approcher nous attendait. Aussi cette zone très stratégique (avant l’accès à la baie) est couverte de batteries de la Seconde guerre mondiale (on imagine ?). Beaucoup de vent et des nuages épais. Ce paysage me rappelait encore une fois la Normandie.
Nous y voilà. Majestueux et en même temps angoissant.
Construit en 1937, Il mesure moins de 3 km. Les panneaux explicatifs nous rappellent que nous sommes juste à côté de la fameuse faille de San Andreas et que des améliorations sur le pont ont été effectuées depuis sa construction afin de tenir en cas de tremblement de terre ! Nous nous sommes préparés à cette éventualité et Pascal me rappelle à juste titre que la probabilité de mourir dans un accident de voiture est bien plus grande que celle de succomber dans un tremblement de terre. Malgré tout, je dois avouer que j’y pense très régulièrement et je n’hésite pas à en parler avec les Américains que je rencontre ici pour obtenir plus informations.
Sur le pont, le trafic est très dense (3 voies de chaque côté, 9 dollars par voiture pour le traverser, gratuit en revanche pour les vélos et les piétons).
Nous avons atteint notre but de la journée. Nous décidons de remettre sa traversée à un autre jour.
Une spéciale dédicace ici pour remercier Chou de s’être occupé de tous les papiers à faire pour assurer notre venue ici. Il s’agit de notre troisième installation outre-Atlantique et celle-ci nous a beaucoup plus coûté en énergie, en temps, en organisation en cette fin d’année 2024 qui a été particulièrement chargée.
Tant de dossiers à remplir : des assurances à souscrire, des Visas à demander, un compte en banque à ouvrir, des vaccins à refaire (finalement :-(), de l’argent à transférer, des entretiens à passer, des abonnements à finaliser. Hard job !
Armand a été inscrit à l’école publique de Berkeley. C’est le quatrième choix qui nous a été attribué ; les deux premiers nous auraient bien arrangés compte tenu des distances.
Armand est donc « student » à la Washington Elementary School downtown in Berkeley, à 40 minutes à pied de la maison. C’est une grande école de 400 élèves.
Il a commencé l’école mercredi 15 janvier à 8h du matin. Il a manifesté un certain stress avant d’y aller mais toujours aussi étonnant, il a su prendre sur lui et gère très bien le fait « de ne rien comprendre ». J’ai pu passer la première heure avec lui pour voir sa classe et rencontrer sa maitresse Ms Sanchez.
Sa professeur nous a fait un retour comme quoi tout se passait bien et a déjà noté ses avances en matière de mathématiques, tiens tiens ! Il aura cours quatre fois par semaine d’anglais approfondi avec Emily, sa prof de langue. Il s’est senti très bien accueilli, déjà intégré dans un groupe de garçons. Une fille, dont il ne se souvient pas du nom, lui a fait une visite de l’école.
Pascal s’est occupé des inscriptions pour qu’Armand puisse profiter du transport scolaire. Hier, premier tour avec le school bus qui nous a récupérés au coin de Los Angeles Avenue / Shattuck street, à deux minutes de la maison à 7h11 du matin.
Chuck, le chauffeur a accepté que je monte avec Armand pour la première fois et nous voilà dans un yellow school bus monter sur les hauteurs de Berkeley pour récupérer tous les enfants.
Bus animé et ambiance chaleureuse.
Armand le prendra seul à partir de demain matin.
Quant à Louis, il a intégré la « orange house » non loin du campus de Berkeley. L’école ici ne commence qu’à cinq ans, il est dans une « pre school » C’est une petite école de 12 élèves, la directrice Helen est très inspirante, douce et attentive à chaque besoin des enfants. Nous avons commencé l’adaptation et Louis commence sa première journée (8h30-16h30/17h) sous peu. Il est « super content ».
The bay is really huge. I expected to go faster to San Francisco but as usual in America, everything is big and far.
Pour se rendre à San Francisco, on prend le BART (Bay Area Rapid Transit), un train rapide qui nous permet de nous rendre dans SF en 30 minutes de trajet.
Première découverte de la ville à commencer par Chinatown, puis balade up and down. Louis demande très vite à être porté, Armand aussi.
On tente d’atteindre le fameux Pier 29 où on peut voir les lions de mer affalés sur les quais. Ils se dorent au soleil avec des bruits etonnants. (J’avais d’ailleurs très envie d’être à leur place). Le décor était étonnamment similaire à celui de Courseulles-sur-Mer. Mais au loin, le fameux Golden gate Bridge et la prison d’Alcatraz nous rappelaient qu’on était bien à l’autre bout de la France.
vue sur l’île d’AlcatrazLes « sea lions » prennent le soleilLes jumelles d’Armand sont bien utiles
Sur les quais, la vie est animée. Un défilé de chevrolet, des hommes déguisés en singe, un show de Brake dance, quelques touristes.
On tente de prendre le fameux « cable car » qui soulagera nos jambes pour atteindre la station du BART. Activité onéreuse qui attire pas mal de visiteurs mais qui en vaut vraiment la peine. Il reste trois lignes qui couvrent 7,5 km (sur les 120km). Les wagons sont magnifiques . Ils sont conduits par deux conducteurs « gripman ». Activité physique.
Nous habitons pour le moment sur les hauteurs de Berkeley, dans un quartier aisé. Les maisons ont chacune leur identité, leur histoire, leur couleur. Nous passons du temps à parcourir les rues serpentées pour rejoindre les parcs et autres aires de jeux, j’en profite pour les admirer. Elles sont toutes plus étonnantes les unes que les autres. Certaines ont des vues sur toute la baie. Ici la lumière est différente, le soleil est puissant, la luminosité plus forte.
A chaque coin de rue, on peut trouver des « little free libraries » comme on en trouve de plus en plus en France. Mais ici il semblerait que ce soit une vraie habitude, comme celle de déposer dans la rue des objets (« for free ») ce qui fait notre plus grand bonheur. :-))))
des flèches et deux arcsdes lunettes et un doudouune serpillère et des livres à colorier, des autocollants et des jeux de construction
Nous sommes bien arrivés à Berkeley après un long voyage. Comme d’habitude, les garçons n’ont pas fermé l’oeil du voyage. Couchés à minuit pour boucler les derniers préparatifs, puis réveil à 3h30 du matin. Amin nous dépose à l’aéroport : deux charriots sont les bienvenus pour accueillir nos bagages. Un monde fou à l’enregistrement à l’aéroport de Toulouse et Monsieur AirFrance nous demande de mettre à Pascal et moi nos deux valises cabine en soute. Pas vraiment le choix, je me retrouve avec les deux valises des garçons où j’avais glissé leurs essentiels : des doudous et des crayons. Les miens sont en soute, j’ai juste mon ordi. Pas le choix, on part comme ça avec le sentiment d’être un peu dépouillé.
Premier vol pour Amsterdam. Micro-sieste de 10 minutes. Les enfants sont sur-excités.
Deuxième vol pour San Francisco. Nous avons couru pour le prendre : la sortie du premier avion a mis un certain temps ainsi que le passage à la douane.
Le deuxième avion est énorme et complet, nous sommes dans l’allée centrale (3 sièges) et Pascal et moi allons alterner avec le siège d’à coté.
Pas de hublot pour apprécier le paysage. Les enfants découvrent le leur : des tablettes intégrés au siège. Ils ne les quitteront pas du voyage et ne fermeront pas l’oeil des 10h30 de vol !
Belle arrivée sur San Francisco, passage à la douane sans trop de difficulté et récupération de tous nos bagages sans aucun problème.
On demande un mini fourgon pour nous emmener à la maison où nous attend la propriétaire. On traverse San Francisco sous un grand ciel bleu avec un soleil éclatant.
Ca y est l’Amérique nous voilà, nous y sommes ! Complètement surréaliste mais bien réel. Nous avons le grand sourire avec Pascal malgré la fatigue. Louis s’endort dans le taxi et Armand observe la ville avec ses grands yeux curieux.
California nous voilà !
4 grosses valises, 4 petites et c’est partiMerci Isaure pour ce beau dessin d’aurevoirMerci Amin de nous avoir déposés à 4h du matin à l’aéroportlet’s go to Amsterdam first !Arrivée sur Amsterdam au petit matinA ce moment là on comprend tout de suite que Louis ne dormira pas ! Joyeux anniversaire Soso !Vive les écrans! Le chemin le plus court : le pôle nordLes yeux commencent à piquer, mais on garde le sourire !
Armand et Louis ont présenté et expliqué leur départ en image à l’école. Moment de partage qui a permis de concrétiser notre départ. Merci aux deux enseignantes qui ont joué le jeu de prendre les exposés des garçons.
Et bien sur des livres d’anglais pour commencer à apprendre la langue, merci notre ami Duolingo, qui a permis à Armand de débuter l’anglais avec l’appui des parents of course.
Des bons podcasts aussi à écouter sur l’histoire des Etats-Unis :
Fifty States, découvert récemment et à écouter en famille