Très belle découverte de cette artiste contemporaine américaine lors d’une exposition au SF Moma.

Connue depuis qu’elle a été sélectionnée pour faire le portrait officiel de Michelle Obama en tant que first lady en 2018 pour la National Portrait Gallery de Washington D.C, Amy Sherald, aujourd’hui la cinquantaine, connait un franc succès ici en Amérique.


Elle réalise principalement des portraits de noirs, les peignant dans des nuances de gris (ce qui met l’accent sur l’aspect universel et intemporel de ses sujets) sur des grands formats, de très grands formats. Amy Sherald explore des thèmes liés à l’identité, la race et l’expérience noire, tout en offrant une vision moderne et parfois contemplative de ses sujets (avec ses fonds plats qui laissent ses tableaux en suspens). Elle cherche à redéfinir la manière dont les Afro-Américains sont perçus et valorisés dans l’art.
Son travail est si minutieux. Elle réalise toujours des photos de ses modèles en studio qu’elle retravaille ensuite sur photoshop avant de les reproduire en peinture. Elle s’inspire aussi de clichés connus du grand public pour ses mises en scène en studio tels que ces deux tableaux qu’elle revisite avec des problématiques actuelles.




J’ai été aussi très touchée par sa deuxième commande, celle du magazine vanity fair pour sa couverture représentant Breonna Taylor, jeune femme de 26 ans, tragiquement tuée dans son lit par des policiers lors d’une perquisition non justifiée à son appartement en mars 2020, à Louisville.













