Hier, le 7 juin, nous ressentions le besoin de retourner à San Francisco tel un pelerinage pour lui dire un dernier aurevoir.
Du Gandangan bridge au Golden Gate Bridge !
5K – Point Pinole
Le 3 juin, la classe d’Armand s’est rendue à Point Pinole pour une course de 5 km. J’y étais en tant que « chaperonne » et j’ai couru en queue de peloton pour encourager les derniers. Pendant ce temps, sans que je le sache, Armand et ses trois copains réalisaient un petit exploit : ils sont arrivés ensemble sur la ligne d’arrivée… et ont choisi de la franchir main dans la main. Quatre amis, unis jusqu’au bout, pour représenter la 4th Grade. Magique !
Let’s go giants !!!!! Mercredi 4 juin
Nous avons souhaité assister à un match de baseball au Oracle Park, entre les San Francisco Giants et les San Diego Padres. Une véritable institution ici !
Même sans bien connaître les règles (qui sont, avouons-le, assez complexes !), on est immédiatement happé par l’ambiance festive et familiale qui règne dans le stade : supporters de tous âges, casquettes vissées sur la tête, hot-dogs à la main, chants, applaudissements … Un vrai spectacle en soi ! (et heureusement d’ailleurs que le public est là sinon on pourrait s’ennuyer. )
Un petit article pour décrypter les règles du baseball aurait été le bienvenu mais le temps nous manque pour ces derniers jours qu’ils nous restent ici. Merci au chou d’ailleurs d’avoir étudié tout une soirée les règles du jeu avant d’y aller.
Expérience 100 % américaine, conviviale, surprenante, avec en prime une vue magnifique sur la baie.
Bye bye Orange house Louis a quitté la Orange house vendredi 31 mai. L’heure des aurevoirs et du tri.
et quelques moments captés ici au mois de mai
les badges de mes junior rangersnos péchés mignons Trader Joe, l’endroit ou nous faisons les courses. Un lieu juste génial ! Après la visite du pinball museum, Armand s’est pris de passion pour en construire un en lego.Et par la même occasion Louis aussi !
« An artist is an ordinary person who can take ordinary things and make them special. » – Ruth Asawa (1926–2013)
Je ne connaissais pas Ruth Asawa avant de venir à San Francisco. Son nom m’était totalement inconnu. C’est en découvrant qu’une grande rétrospective lui était consacrée au SF MOMA que j’ai eu envie d’en savoir plus. Et ce fut une révélation. Ici, elle est une artiste connue. Pour moi, c’était une rencontre inattendue, et marquante.Son œuvre m’a profondément touchée : à la fois légère, puissante, et habitée.
Artiste visionnaire et militante, Ruth Asawa a fait de l’art un outil de poésie autant que d’engagement social. Elle s’est faite connaître très tôt pour ses sculptures en fil de fer, suspendues, tissées à la main, qui semblent flotter dans l’espace. Avec ces formes organiques et aériennes, elle a rapidement attiré l’attention au-delà des États-Unis, acquérant une renommée internationale.
Ruth Asawa s’est formée au Black Mountain College, en Caroline du Nord – une école expérimentale et avant-gardiste qui a profondément influencé l’art américain du XXe siècle. Née dans les années 1930, cette institution accueillait artistes, architectes, danseurs, philosophes… On y vivait et travaillait ensemble, dans une approche pluridisciplinaire où l’art ne faisait qu’un avec la vie. C’est dans ce terreau fertile que Ruth Asawa a façonné une vision artistique sensible, engagée, profondément connectée au monde.
Dans son œuvre, la répétition, le motif, le rythme occupent une place centrale. Le geste y compte autant que le résultat. Elle explore la forme par la variation, la patience, le tissage. Chez elle, la répétition n’est jamais mécanique : elle devient méditative, organique, presque musicale. Le processus reste visible, comme une trace vivante.
Ses sculptures en fil de fer sont inspirées d’un artisanat traditionnel mexicain : l’art de tresser des paniers. Mais sous ses mains, cette technique ancestrale devient langage. Le fil de fer – qu’on imagine rigide, coupant – devient fluide, dessine des volumes ouverts, souples, qui respirent. Ces œuvres jouent avec l’air, la lumière, l’ombre. Majestueuses, mais silencieuses.
découverte de cette exposition avec mon amie Rose.
Mais Ruth Asawa, ce n’est pas seulement une œuvre, c’est une manière d’habiter le monde. Elle crée son atelier chez elle, au cœur de sa vie de famille. Elle élève six enfants avec son mari, l’architecte Albert Lanier. Leur maison devient un lieu de création, d’apprentissage, de transmission. Ensemble, ils conçoivent un jardin, observent la nature, ses cycles, ses formes. Chez elle, rien n’est séparé : l’art, le quotidien, l’attention au vivant forment un tout.
« You can’t force a plant to bloom. It has a cycle. You have to tend it and care for it and wait for the bloom to happen. If you don’t take care of it, it dies. The more experience you have like this, the more you begin to understand your own cycle » Ruth Asawa.
Sa maison atelierDans les années 80, atteinte du lupus, elle se consacre principalement au dessin et met de côté son travail de sculpture. Elle dessine les bouquets de son jardin confectionnés par son mari. (Oser représenter des fleurs sans couleur, un pari audacieux mais pleinement réussi)
Enfin, son engagement pour l’éducation artistique est exemplaire. Toute sa vie, elle milite pour rendre l’art accessible à tous. En 1968, elle fonde l’Alvarado Arts Workshop, qui propose des ateliers dans les écoles publiques. En 1982, elle participe à la création d’un lycée spécialisé dans les arts – qui porte aujourd’hui son nom : la Ruth Asawa San Francisco School of the Arts. Elle croyait profondément au pouvoir de l’art : un levier d’émancipation, de développement personnel, de lien social.
Ruth Asawa avec son petit-fils, devant l’une de ses sculptures du Japanese American Internment Memorial. Elle-même a été internée avec sa famille durant la Seconde Guerre mondiale, comme de nombreux Américains d’origine japonaise, à la suite de l’attaque de Pearl Harbor.
Pas de grands discours. Mais des gestes répétés, patients, justes. Une vie en cohérence. Une œuvre habitée. Une manière puissante de rendre l’ordinaire extraordinaire.
Chers amis, chère famille, si vous en avez l’occasion : l’exposition voyagera en Europe en 2026–2027, notamment au Guggenheim Bilbao et à la Fondation Beyeler.
C’est en tant que chaperonne de la classe d’Armand – parent accompagnateur bénévole – que j’ai eu l’occasion de découvrir Angel Island, la plus grande île de la baie de San Francisco après Alameda. Ce site magnifique, peu connu des touristes (en tout cas il ne figure dans aucun de mes guides), est pourtant un site chargé d’histoire. Entre 1910 et 1940, il a servi de principal centre d’immigration de la côte Ouest, accueillant près d’un million de migrants venus principalement d’Asie – Chine, Japon, Philippines.
Avant d’arriver sur l’île, l’excursion elle-même est déjà un voyage. Nous avons d’abord emprunté le BART (Bay Area Rapid Transit), le train rapide qui relie Berkeley à San Francisco. En moins de 25 minutes, nous rejoignons Embarcadero, première station san-franciscaine et point d’accès à la gare maritime.
Entre les stations West Oakland et Embarcadero, voici une séquence filmée juste avant l’entrée dans le Transbay Tube. On aperçoit les infrastructures portuaires et les entrepôts d’Oakland, un nœud logistique majeur du transport de marchandises dans la baie de San Francisco. À chaque passage, je reste impressionnée par l’ampleur et l’activité du site.
Depuis Embarcadero, nous embarquons sur un bateau pour une traversée de 20 à 30 minutes vers Angel Island. Le soleil est au rendez-vous, le Golden Gate Bridge se dessine à l’horizon, et la nature nous fait un cadeau inoubliable : dauphins, sea lions, loutres et deux baleines viennent ponctuer la traversée.
En quittant Angel Island
Nous accostons au seul et unique petit port de l’île – qui n’est pas habitée – avant d’entamer une marche d’environ une heure pour atteindre le site historique.
La classe d’Armand et ses accompagnateurs
À notre arrivée sur le site, une courte introduction nous est proposée avant la visite des bâtiments. Souvent décrite comme le pendant d’Ellis Island à New York, Angel Island offre pourtant une réalité bien différente. Alors qu’Ellis Island m’évoque des images marquantes plutôt positives de parcours d’Européens venus chercher une vie meilleure, Angel Island raconte une histoire plus complexe : celle des migrants asiatiques confrontés à la suspicion, aux discriminations et à des conditions de détention particulièrement dures. Surnommée « l’Ellis Island de l’Ouest », elle fut marquée par l’application de lois raciales comme la Chinese Exclusion Act de 1882, première loi fédérale interdisant l’immigration sur des critères ethniques !! Cette loi, qui visait à exclure les travailleurs chinois, ne sera abrogée qu’en 1943, lorsque la Chine devient alliée des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lors de notre visite, nous avons exploré les anciens dortoirs et découvert les poèmes gravés en calligraphie chinoise dans le bois des murs – émouvants témoignages de cette histoire douloureuse. Aujourd’hui, l’île est un parc d’État et un lieu de mémoire essentiel, qui rappelle les réalités de l’immigration et du racisme institutionnel aux États-Unis.
Je savais que ça allait faire son petit effet. Lors d’une sortie à San Francisco, après des montées et des descentes épuisantes sur les collines de la ville, j’ai réservé une fameuse Waymo pour rentrer. J’étais curieuse de voir la tête de la famille à l’approche de la voiture. Et ça n’a pas loupé ! Au début, on pensait tous qu’il s’agissait de ces fameuses voitures Google, celles avec la caméra perchée sur le toit. Mais en y regardant de plus près… un détail clochait. Ou plutôt : quelqu’un manquait. Personne au volant. Juste un siège vide, propre et… une ceinture attachée. Un taxi sans chauffeur ? Impossible ! Si si ! Allez, on monte, et c’est parti. La destination est déjà enregistrée depuis la réservation via l’application. On s’installe dans la voiture, puis, une fois les portes fermées, elle nous conduit à bon port. Elle roule tranquillement, le volant tourne tout seul, les clignotants s’activent avec douceur. Tout semble parfaitement normal. Presque trop, car on se surprend à parler à ce fantôme ultra-civilisé qui nous emmène très poliment faire un tour de ville : il respecte les stops, ne râle pas dans les bouchons, ne nous impose pas sa musique en sourdine. Et, étonnamment, au bout de quelques minutes, on remet toute notre confiance à cette machine.
Ambiance science-fiction.
Maman a adoré. On a même fait plusieurs tours en Waymo dans la ville, de vrais tours de manège. « Incroyable ! » Tellement incroyable qu’elle en a même oublié son sac en sortant. (Ce qui nous a permis de tester le service après-vente : rien à dire, efficace !) Et dans un mélange parfait de nostalgie et de bon sens, elle lui a trouvé le surnom idéal : « L’homme invisible ». Un clin d’œil à une série des années 1970 qu’elle adorait, avec ce héros fantomatique qu’on ne voyait jamais, mais qui était toujours là, efficace, discret.
J’écris moins en ce moment mais j’ai une bonne raison : Anne-Marie et Mamie Noon sont venues nous rendre visite pour quelques semaines. Avec du retard donc, je poste ici leur première sortie sur San Francisco : l’île d’Alcatraz.
Nous y voilà donc la fameuse île d’Alcatraz qui porte le nom de ses premiers habitants, Alcatraz : pélicans en espagnol …
Tentative de montage Fort Boyard 🙂
Position stratégique à quelques kilomètres du Golden gate, beaucoup de moments historiques se sont passés sur cette île : la création d’un fort au départ à la fin du XIXe par l’armée américaine, puis prison militaire avant de devenir en 1934 « pénitencier fédéral de haute sécurité » jusqu’en 1963, ce qui en a fait sa renommée et un incontournable lieux à visiter. Puis l’île a été occupée par des militants indiens (native American movement) en 1970 la revendiquant comme leur terre. Toute cette histoire sur un petit bout de terre (de 9 ha quand même!)
en arrivant sur l’île
Visite de qualité avec audioguide de l’ancienne prison d’Alcatraz, les cellules ont été laissées dans leur état, on comprend mieux la fuite des frères Anglin qui grattèrent avec le dos de leur petite cuillère leur fond de cellule pour sortir par les bouches d’aération. Les cellules sont toutes ouvertes, sur plusieurs niveaux et chacun possède son petit coin. Bien sur on nous parle d’AlCapone, le plus célèbre « ganster » de l’entre deux guerres qui passa 5 années ici. Anne-Marie et Armand connaissent tout sur cette histoire (notamment le massacre de la Saint-Valentin en 1929) ! Deux semaines après cette visite, ils en parlent encore.
La visite se termine sur un espace plus actuel et qui pose la question pénitentiaire !
Les « inmates » ont l’air de bien s’entendre.
Finalement, je repartirai assez marquée par cette visite. Première fois que nous mettions les pieds dans une prison. Aussi, cette visite de l’île aura été une très belle introduction à la baie de San Francisco : mieux comprendre sa géographie, son organisation, et voir tout simplement son immensité !
Le dernier mot pour Anne-Marie (en mega-forme deux jours après leur arrivée).
C’est surtout la fameuse maison bleue chantée en 1972 par Maxime Le forestier. Elle se situe dans le quartier Castro de San Francisco au 3841, 18th Street. On la remarquerait à peine si notre guide nous n’avait pas indiqué le numéro de la maison à chercher, une petite plaque commémorative explique son histoire.
Cette chanson nous a accompagnés dans la préparation du voyage. Armand aime la chanter.
San Francisco par Armand a cappella
Cette archive émouvante nous en dit un peu plus sur l’histoire singulière de cette maison ou une communauté de hippie habitait dans cette maison.
Dès notre arrivée, nous avons souscrit pour la première fois à un abonnement à la chaine disney +, histoire de revoir les grands classiques et de les montrer aux enfants. Chaque vendredi soir depuis notre installation à Berkeley, nous regardons un Disney.
Il était donc temps de découvrir l’histoire de l’homme qui se cache derrière cette empire. Et, ce fut une très belle découverte : quelle vie Walt Disney. Je pensais que nous passerions seulement deux heures dans ce petit musée, nous avons doublé ce temps tant il y avait à voir, à écouter, à regarder. Fascinant !
On débute la visite par une carte indiquant les origines du nom Disney qui proviendrait d’Isigny-sur-Mer, en Normandie. Cocorico, tant mieux si l’univers de Disney a des racines normandes.
Fascinant de découvrir son parcours, son enfance, ses premières difficultés, son audace, l’importance de la famille (encore et toujours) et son côté visionnaire. Il a commencé le dessin très tôt, encouragé par sa famille surtout sa tante et ne s’est jamais arrêté. Il connaitra très rapidement à la fin des années 1920 le succès avec la création de Mickey. Il créa avec son frère ainé Roy la compagnie qui l’accompagnera jusqu’à la fin dans cette folle aventure.
Et un visionnaire qui l’a emmené toujours plus loin. Après Mickey, Walt Disney se lance dans la création de Blanche-Neige et les Sept Nains qui sort en 1937, premier long-métrage d’animation qui marquera un tournant dans l’histoire du cinéma. Deux ans de dur labeur et un travail d’équipe titanesque pour arriver à ce premier long métrage.
Puis vint l’idée des parcs d’attraction Walt Disney. Le premier sera impanté en Californie au sud de Los Angeles et a été inauguré en 1955.
Il meurt finalement jeune à 65 ans , des suites d’un cancer du poumon.
Un vrai moment de découverte, simple et enrichissant.Une belle histoire à l’américaine comme on les aime! (« self made man »)
Très belle découverte de cette artiste contemporaine américaine lors d’une exposition au SF Moma.
Connue depuis qu’elle a été sélectionnée pour faire le portrait officiel de Michelle Obama en tant que first lady en 2018 pour la National Portrait Gallery de Washington D.C, Amy Sherald, aujourd’hui la cinquantaine, connait un franc succès ici en Amérique.
They call me redbone, buy I ‘d rather be stawberryy shortcake, 2009, oil on canvas
Elle réalise principalement des portraits de noirs, les peignant dans des nuances de gris (ce qui met l’accent sur l’aspect universel et intemporel de ses sujets) sur des grands formats, de très grands formats. Amy Sherald explore des thèmes liés à l’identité, la race et l’expérience noire, tout en offrant une vision moderne et parfois contemplative de ses sujets (avec ses fonds plats qui laissent ses tableaux en suspens). Elle cherche à redéfinir la manière dont les Afro-Américains sont perçus et valorisés dans l’art.
Son travail est si minutieux. Elle réalise toujours des photos de ses modèles en studio qu’elle retravaille ensuite sur photoshop avant de les reproduire en peinture. Elle s’inspire aussi de clichés connus du grand public pour ses mises en scène en studio tels que ces deux tableaux qu’elle revisite avec des problématiques actuelles.
A jubilant American sailor clutching a white-uniformed nurse in a back-bending, passionate kiss as he vents his joy while thousands jam Times Square to celebrate the long awaited-victory over Japan.If you surrendered to the air, you could ride it, 2019, oil on canvas
J’ai été aussi très touchée par sa deuxième commande, celle du magazine vanity fair pour sa couverture représentant Breonna Taylor, jeune femme de 26 ans, tragiquement tuée dans son lit par des policiers lors d’une perquisition non justifiée à son appartement en mars 2020, à Louisville.
Breonna Taylor, 2020, oil on canvasThe boy with no pastt, 2014, oil on canvaswhat’s different about Alice is that she has the most incivise way of tellling the truth, 2017, oil on canvasA God blessed Land (empire of Dirt), 2022, oil on canvasThe bathers, 2015, oil on canvas
Chinese New Year’s Parade, Martin Wong (1946-1999), 1992 tableau exposé dans l’exposition permanente du SF Moma representant un jeune garçon spectateur de la parade du nouvel an chinois de San Francico.
Chinese new year parade, February 15th, San Francisco.
Pour s’approcher au plus près du Golden gate bridge, pas facile encore pour Louis à prononcer 🙂 – le mythique pont qui fait la renommée de San Francisco – nous avons décidé sans vraiment savoir de le découvrir côté océan (début depuis le Ocean Beach, Sutro height, then take the Camilo del Mar à travers le parc Presidio of San Francico).
Une longue marche à nouveau up and down à travers une nature sauvage pour s’en approcher nous attendait. Aussi cette zone très stratégique (avant l’accès à la baie) est couverte de batteries de la Seconde guerre mondiale (on imagine ?). Beaucoup de vent et des nuages épais. Ce paysage me rappelait encore une fois la Normandie.
Nous y voilà. Majestueux et en même temps angoissant.
Construit en 1937, Il mesure moins de 3 km. Les panneaux explicatifs nous rappellent que nous sommes juste à côté de la fameuse faille de San Andreas et que des améliorations sur le pont ont été effectuées depuis sa construction afin de tenir en cas de tremblement de terre ! Nous nous sommes préparés à cette éventualité et Pascal me rappelle à juste titre que la probabilité de mourir dans un accident de voiture est bien plus grande que celle de succomber dans un tremblement de terre. Malgré tout, je dois avouer que j’y pense très régulièrement et je n’hésite pas à en parler avec les Américains que je rencontre ici pour obtenir plus informations.
Sur le pont, le trafic est très dense (3 voies de chaque côté, 9 dollars par voiture pour le traverser, gratuit en revanche pour les vélos et les piétons).
Nous avons atteint notre but de la journée. Nous décidons de remettre sa traversée à un autre jour.
The bay is really huge. I expected to go faster to San Francisco but as usual in America, everything is big and far.
Pour se rendre à San Francisco, on prend le BART (Bay Area Rapid Transit), un train rapide qui nous permet de nous rendre dans SF en 30 minutes de trajet.
Première découverte de la ville à commencer par Chinatown, puis balade up and down. Louis demande très vite à être porté, Armand aussi.
On tente d’atteindre le fameux Pier 29 où on peut voir les lions de mer affalés sur les quais. Ils se dorent au soleil avec des bruits etonnants. (J’avais d’ailleurs très envie d’être à leur place). Le décor était étonnamment similaire à celui de Courseulles-sur-Mer. Mais au loin, le fameux Golden gate Bridge et la prison d’Alcatraz nous rappelaient qu’on était bien à l’autre bout de la France.
vue sur l’île d’AlcatrazLes « sea lions » prennent le soleilLes jumelles d’Armand sont bien utiles
Sur les quais, la vie est animée. Un défilé de chevrolet, des hommes déguisés en singe, un show de Brake dance, quelques touristes.
On tente de prendre le fameux « cable car » qui soulagera nos jambes pour atteindre la station du BART. Activité onéreuse qui attire pas mal de visiteurs mais qui en vaut vraiment la peine. Il reste trois lignes qui couvrent 7,5 km (sur les 120km). Les wagons sont magnifiques . Ils sont conduits par deux conducteurs « gripman ». Activité physique.
Nous sommes bien arrivés à Berkeley après un long voyage. Comme d’habitude, les garçons n’ont pas fermé l’oeil du voyage. Couchés à minuit pour boucler les derniers préparatifs, puis réveil à 3h30 du matin. Amin nous dépose à l’aéroport : deux charriots sont les bienvenus pour accueillir nos bagages. Un monde fou à l’enregistrement à l’aéroport de Toulouse et Monsieur AirFrance nous demande de mettre à Pascal et moi nos deux valises cabine en soute. Pas vraiment le choix, je me retrouve avec les deux valises des garçons où j’avais glissé leurs essentiels : des doudous et des crayons. Les miens sont en soute, j’ai juste mon ordi. Pas le choix, on part comme ça avec le sentiment d’être un peu dépouillé.
Premier vol pour Amsterdam. Micro-sieste de 10 minutes. Les enfants sont sur-excités.
Deuxième vol pour San Francisco. Nous avons couru pour le prendre : la sortie du premier avion a mis un certain temps ainsi que le passage à la douane.
Le deuxième avion est énorme et complet, nous sommes dans l’allée centrale (3 sièges) et Pascal et moi allons alterner avec le siège d’à coté.
Pas de hublot pour apprécier le paysage. Les enfants découvrent le leur : des tablettes intégrés au siège. Ils ne les quitteront pas du voyage et ne fermeront pas l’oeil des 10h30 de vol !
Belle arrivée sur San Francisco, passage à la douane sans trop de difficulté et récupération de tous nos bagages sans aucun problème.
On demande un mini fourgon pour nous emmener à la maison où nous attend la propriétaire. On traverse San Francisco sous un grand ciel bleu avec un soleil éclatant.
Ca y est l’Amérique nous voilà, nous y sommes ! Complètement surréaliste mais bien réel. Nous avons le grand sourire avec Pascal malgré la fatigue. Louis s’endort dans le taxi et Armand observe la ville avec ses grands yeux curieux.
California nous voilà !
4 grosses valises, 4 petites et c’est partiMerci Isaure pour ce beau dessin d’aurevoirMerci Amin de nous avoir déposés à 4h du matin à l’aéroportlet’s go to Amsterdam first !Arrivée sur Amsterdam au petit matinA ce moment là on comprend tout de suite que Louis ne dormira pas ! Joyeux anniversaire Soso !Vive les écrans! Le chemin le plus court : le pôle nordLes yeux commencent à piquer, mais on garde le sourire !
Armand et Louis ont présenté et expliqué leur départ en image à l’école. Moment de partage qui a permis de concrétiser notre départ. Merci aux deux enseignantes qui ont joué le jeu de prendre les exposés des garçons.
Et bien sur des livres d’anglais pour commencer à apprendre la langue, merci notre ami Duolingo, qui a permis à Armand de débuter l’anglais avec l’appui des parents of course.
Des bons podcasts aussi à écouter sur l’histoire des Etats-Unis :
Fifty States, découvert récemment et à écouter en famille