Catégorie : Life in Berkeley

  • Bye bye Berkeley !

    Bye bye Berkeley !

    Après tout juste cinq mois, c’est le cœur serré que nous disons au revoir – et surtout merci – à toutes celles et ceux qui ont rendu ce séjour inoubliable. Nous repartons remplis de gratitude, de souvenirs précieux, et le sentiment d’avoir vécu une expérience hors du commun et sans doute, hors du temps.
    Pour conclure, je reprendrai les termes de mon bel Armand qui a toujours les mots : when she is thirsty, Sadness drinks her tears….

    Poésie écrite dans le cadre d’un projet collectif de l’école sur les émotions

    Bye bye Berkeley !



    Logo de berkeley city revisité .

    Dernier article sur ce blog que je vais prochainement cloturer.
    Merci de nous avoir suivis.
    It was awsome !

    (mon poste de travail et mon poste de soleil) 🙂

  • Last daily moments…#3

    Last daily moments…#3

    Nos derniers moments ici dans la baie…

    Bye bye San Francisco

    Hier, le 7 juin, nous ressentions le besoin de retourner à San Francisco tel un pelerinage pour lui dire un dernier aurevoir.

    Du Gandangan bridge au Golden Gate Bridge !

    5K – Point Pinole

    Le 3 juin, la classe d’Armand s’est rendue à Point Pinole pour une course de 5 km. J’y étais en tant que « chaperonne » et j’ai couru en queue de peloton pour encourager les derniers.
    Pendant ce temps, sans que je le sache, Armand et ses trois copains réalisaient un petit exploit : ils sont arrivés ensemble sur la ligne d’arrivée… et ont choisi de la franchir main dans la main.
    Quatre amis, unis jusqu’au bout, pour représenter la 4th Grade. Magique !


    Let’s go giants !!!!! Mercredi 4 juin

    Nous avons souhaité assister à un match de baseball au Oracle Park, entre les San Francisco Giants et les San Diego Padres. Une véritable institution ici !

    Même sans bien connaître les règles (qui sont, avouons-le, assez complexes !), on est immédiatement happé par l’ambiance festive et familiale qui règne dans le stade : supporters de tous âges, casquettes vissées sur la tête, hot-dogs à la main, chants, applaudissements … Un vrai spectacle en soi ! (et heureusement d’ailleurs que le public est là sinon on pourrait s’ennuyer. )

    Un petit article pour décrypter les règles du baseball aurait été le bienvenu mais le temps nous manque pour ces derniers jours qu’ils nous restent ici. Merci au chou d’ailleurs d’avoir étudié tout une soirée les règles du jeu avant d’y aller.

    Expérience 100 % américaine, conviviale, surprenante, avec en prime une vue magnifique sur la baie.


    • Bye bye Orange house
      Louis a quitté la Orange house vendredi 31 mai.
      L’heure des aurevoirs et du tri.

    et quelques moments captés ici au mois de mai

    Après la visite du pinball museum, Armand s’est pris de passion pour en construire un en lego.
    Et par la même occasion Louis aussi !
  • Stanford et la silicon valley

    Stanford et la silicon valley

    Avant de quitter la région, je tenais à voir de mes propres yeux ce que cache ce nom mythique : la Silicon Valley. Pascal y était déjà venu, en 2018, à l’occasion d’un séminaire à Stanford, à l’époque où nous vivions au Canada. Il n’en gardait pourtant qu’un souvenir flou : de violents incendies dans la baie avaient alors contraint tout le monde à rester à l’intérieur. Cette fois, c’est sous un ciel bleu éclatant que nous avons redécouvert — ou découvert — cet endroit emblématique.
    À une heure de route de Berkeley, nous avons décidé d’y passer notre dimanche. Nous avons commencé par visiter le campus prestigieux de Stanford University.
    Souvent mises dans le même sac que Berkeley, ces deux universités font pourtant figure d’opposées : Stanford est une institution privée ultra-richissime, tandis que Berkeley est une université publique, engagée historiquement à gauche et bien plus modeste dans ses moyens. La différence se ressent dès l’arrivée : le campus de Stanford s’étend sur 33 000 hectares (un des plus vastes des États-Unis), contre 500 hectares pour Berkeley ; alors qu’elle accueille beaucoup moins d’étudiants comparés (17K pour la première ; 45k pour Berkeley).
    Stanford porte le nom de son fondateur, Leland Stanford, magnat du chemin de fer et ancien gouverneur de Californie. (Nous avions découvert son nom à Sacramento, au musée du chemin de fer.) Après la mort tragique de leur fils unique à l’âge de 15 ans, lui et son épouse Jane ont décidé de créer une université en son honneur. Le campus fut inauguré en 1891 avec 500 étudiants, sur des terres achetées à un ancien communard français, Lathrop. Le plan initial du campus fut confié à Frederick Law Olmsted, célèbre pour avoir conçu Central Park à New York.
    Dès sa fondation, Stanford se voulait novatrice : laïque, mixte (hommes et femmes y étudiaient ensemble, une première à l’époque pour une université privée américaine) et tournée vers les sciences appliquées. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des universités les plus sélectives et les plus chères au monde. Les frais annuels s’élèvent à environ 65 000 dollars, auxquels il faut ajouter logement, repas, assurances et autres frais de vie. Le coût total dépasse aisément les 100 000 dollars par an… Mais les infrastructures sont à la hauteur : parcours de golf, piscines, courts de tennis, terrains de sport à perte de vue… Tout est pensé pour le confort et l’épanouissement des étudiants.

    Le nom Silicon Valley fait référence à la silice, composant de base des puces électroniques. C’est dans cette région, autour de la petite ville résidentielle de Palo Alto, qu’est née l’industrie technologique moderne.
    À l’origine, ce sont surtout des passionnés — des « geeks » — qui, dans les garages de leurs parents, ont bricolé les premières innovations. De simples expériences sont devenues des empires. Une plaque commémorative sur la façade d’une maison ordinaire de Palo Alto proclame d’ailleurs le lieu comme le « berceau de la Silicon Valley » : c’est ici que Hewlett et Packard ont lancé leur entreprise en 1939, dans le fameux HP Garage.


    Aujourd’hui, les grands noms de la tech y ont leur quartier général. Seul le Googleplex, le siège de Google à Mountain View, est partiellement accessible au public. Le site ressemble à une ville dans la ville : des bâtiments à taille humaine, des parkings avec bornes pour véhicules électriques, des espaces verts très soignés, des chaises longues et tables de pique-nique aux couleurs de Google. On y croise aussi des vélos rétro multicolores, mis à disposition des employés pour se déplacer sur le campus. Le visitor center, immense, propose une boutique, un café, un jardin de sculptures à la gloire d’Android, et quelques installations ludiques pour les visiteurs.


    À quelques pas de là, le Computer History Museum retrace de manière passionnante l’évolution des technologies informatiques. Moi qui reste assez hermétique à la technologie, j’ai été bluffée.
    L’espace « Revolution » présente l’histoire de l’ordinateur, depuis les premiers calculateurs mécaniques jusqu’à l’intelligence artificielle. On y voit des cartes perforées, des machines Enigma, des ordinateurs personnels des années 1980, des prototypes de Silicon Graphics ou Apple, et bien d’autres curiosités.
    Un autre espace, consacré aux logiciels, détaille l’évolution du codage — une partie plus technique mais non moins fascinante. Les enfants se sont éclatés en testant des jeux vidéo, en explorant World of Warcraft, ou en s’essayant à coder un mini-jeu.

    Cette brève immersion dans la Silicon Valley m’a permis de mettre des images sur des noms que j’entendais depuis toujours. Un monde qui me dépasse sans doute encore, mais que je suis heureuse d’avoir pu approcher, même un peu. :

  • Notre autre voisine…

    Notre autre voisine…

    Avant de quitter Berkeley, il m’était impensable de ne pas dédier un article à une voisine chère à mon cœur : la Young Men’s Christian Association – YMCA. Cette salle de sport un peu hors du temps, que j’ai tant fréquentée ces derniers mois.


    Connue de tous grâce notamment à la chanson des Village People dans les années 1970, la YMCA est bien plus qu’un refrain entraînant. Née au XIXe siècle en Angleterre YMCA est une organisation chrétienne destinée à offrir un cadre sain aux jeunes hommes des villes industrielles, elle est aujourd’hui une organisation communautaire présente dans de nombreux pays.


    Située à un bloc de notre résidence, je l’ai d’abord repérée grâce à une curieuse odeur de chlore qui s’échappait jusque dans la rue. Intriguée, j’ai poussé la porte et j’en suis ressortie adhérente.

    Fidèle à l’esprit de ses origines, cette salle propose des tarifs accessibles à tous : 60 dollars par mois, avec un accès illimité à tous les cours – y compris ceux pour les familles. J’y ai testé une foule d’activités que je n’aurais jamais envisagées ailleurs : HIIP, cardio dance, women on weights, sans oublier tous les appareils de musculation… Deux pratiques se sont imposées dans ma routine hebdomadaire : yoga et zumba.

    YMCA, c’est surtout une philosophie. « Guidée par des valeurs fondamentales – la bienveillance, l’honnêteté, le respect et la responsabilité – elle s’engage à offrir à chacun, quel que soit son âge, son origine ou son parcours, la possibilité d’atteindre son plein potentiel dans la dignité. » C’est un lieu profondément inclusif et accueillant, où chacun a sa place : jeunes, seniors, sportifs aguerris ou débutants maladroits. Même certains sans-abri du quartier viennent y faire un peu de sport. Avant les cours, j’écoute parler politique, c’est ici sans doute que j’ai le plus appris et le mieux saisi l’opinion générale sur la situation poilitique actuelle. Puis, une fois que la musique démarre, tout le monde lâche prise. On essaye, on se trompe, on rit, on transpire, on recommence. Et surtout : on se félicite toujours à la fin.
    Awesome ! Amazing !
    Le week-end, les garçons adoraient aller à la family swim ou dans la salle de gym dédiée aux enfants. Des parcours « ninjas » pendant des heures, souvent jusqu’à la fermeture. C’était devenu notre rituel du samedi. Un moment joyeux, simple, sans performance, juste pour le plaisir d’être ensemble.

    YMCA, ce n’est plus seulement une chanson pour moi: ce sont des souvenirs, des sourires, des efforts, et de très belles rencontres. J’ai adoré ce lieu. 🙂

  • Daily moments #2

    Daily moments #2

    Je rattrape un petit peu le retard en postant ici pêle-mêle des moments de notre quotidien. On commence en musique avec Armand.

    Encore un petit effort et le jus sera prêt.
    Calday, April 19th, c’est la fête sur le campus.
    Quand la lumière met le feu : le miroir concave en action !
    Et on terminera en musique depuis Toulouse ! Merci Amin !
  • Pascal et le Pinball

    Pascal et le Pinball

    Si vous aviez vu les yeux de Pascal quand, au détour d’une rencontre totalement imprévue, on a entendu parler du Pinball Museum… Le temps que l’ascenseur descende au rez-de-chaussée, notre programme du dimanche était déjà tout tracé : direction Alameda pour découvrir le musée du flipper ! ! Et là, un nouveau monde s’est ouvert à moi !

    Le Pacific Pinball Museum, situé au sud d’Oakland, possède une collection impressionnante de plus de 1 200 machines. Plus de 100 sont exposées et disponibles en libre accès pour les visiteurs, offrant un voyage interactif à travers l’histoire du flipper, des modèles des années 1930 aux modèles plus récents.

    Les origines du flipper – cocorico bis – le jeu de bagatelle ! Né en France au XVIIe siècle, très populaire dans les salons aristocratiques, il consistait à lancer une bille sur un plateau incliné semé de clous pour atteindre des zones à points.

    démonstration du jeu de Bagatelle

    Je continue le bref historique du flipper en vous copiant le résumé que l’on peut trouver sur le site du pinball museum(extrait l’histoire du pinball résumée sur le site du musée. )

    Au XIXe siècle, ce jeu évolue grâce aux avancées mécaniques, notamment aux États-Unis, avec l’introduction du ressort pour lancer la bille. Dans les années 1930, les premiers flippers électromécaniques apparaissent, avec des lumières, des sons et des compteurs de score. Bien que les jeux de bagatelle et de flipper aient souvent été gratuits, l’aspect monétaire devient central à partir des années 1940, lorsque les flippers se transforment en jeux d’argent dans lesquels les joueurs insèrent une pièce pour jouer et espèrent remporter des récompenses en fonction de leur score. Le flipper est alors perçu comme un jeu de hasard, un peu comme les machines à sous. Le véritable tournant survient en 1947, avec l’invention des palettes de contrôle (« flippers ») par la société Gottlieb, qui rendent le jeu interactif, tout en conservant son aspect chanceux et addictif. Depuis, le pinball n’a cessé d’évoluer, devenant une icône culturelle mêlant mécanique, électronique, art et nostalgie, tout en restant un jeu où la chance et l’adresse se côtoient.

    Nous y avons passé la journée : j’ai adoré me plonger dans les différents univers qu’offraient les machines, observer l’évolution du graphisme au fil des époques. Chaque flipper raconte une histoire unique à travers ses couleurs, ses motifs et ses thèmes, du vintage aux designs plus modernes. Pendant ce temps, les Choux s’éclataient à tester tous les flippers, et, même le Grand Chou, ne pouvait s’empêcher de se demander : « On revient quand ?! »

  • Quatre mois !

    Quatre mois !

    Et plus qu’un mois à Berkeley. Tout s’accélère : on sent que le départ approche, et la fameuse to-do list ne cesse de s’allonger. Il reste encore de nombreux projets à boucler avant le grand saut. Les premiers au revoir ont commencé, notamment avec les collègues de Pascal, dont la conférence se termine le 15 mai, les articles sur le blog que j’aime écrire, clôturer les abonnements, fermer les comptes, se séparer des objets du quotidien… et trier, avec un brin de nostalgie, les montagnes de dessins et travaux et les incroyables constructions des garçons.

    Malgré ce compte à rebours, nos journées restent pleines de rituels joyeux. Ce mois de mai a commencé en beauté, avec mon anniversaire célébré à San Francisco, auprès d’un Chou toujours aussi surprenant. Aujourd’hui, jeudi 8 mai, Open house à l’école d’Armand qui a notamment reçu un « award » pour son apprentissage de l’anglais avec teacher Emily et nous a montré les travaux réalisés dans sa classe avec Ms Sanchez.

    Et, mis à part Louis, qui a hâte de retrouver la maison pour fêter ses 5 ans, personne n’a vraiment envie de rentrer. On s’amuse, on savoure chaque instant, on continue d’explorer les trésors de la baie… tout en suivant, sans doute avec plus de légèreté – peut-être par habitude – les décisions toujours aussi étonnantes du gouvernement. La dernière en date : la demande de réouverture de la prison fédérale d’Alcatraz !

    Ms Sanchez, la prof d’Armand dans la classe d’Armand, (4th Grade).
    La classe d’Armand
    Armand nous présentant ses travaux.
    Armand a répondu en français à une comprehension de texte : est-ce que Fox est méchant ? Je suis bluffée par son texte.
  • Muir woods

    Muir woods

    Je continue sur ma lancée des parcs nationaux avec un petit bijou situé tout près de chez nous — enfin, façon de parler. À une heure de Berkeley, au nord de San Francisco se cache le parc national de Muir Woods, célèbre pour sa forêt de séquoias côtiers (redwoods), parmi les plus anciens et les plus hauts arbres du monde.

    Protégé depuis 1908 et nommé en hommage au naturaliste John Muir, le parc, bien que fréquenté, reste un véritable havre de paix. Nous y sommes allés fin avril, par un temps froid et humide, mais cela n’a rien enlevé au charme du lieu. On s’est laissés envelopper par le silence majestueux de la forêt. Un lieu emblématique de la côte ouest, parfait pour ralentir, respirer… et, encore une fois, se sentir tout petit parmi les géants.

  • Multicultural night Washington school

    Multicultural night Washington school

    Thursday, 24th April :

    THE événement de l’année à Washington school ! On célèbre la diversité, les cultures des quatre coins du monde autour d’un repas commun où chacun apporte sa spécialité culinaire ! En ce qui nous concerne, on a fait des crêpes, des dizaines et des dizaines de crêpes, ce qui nous a occupés une bonne partie de la journée.

    Puis, après le repas, vient le moment de la représentation.
    Des bienvenus dans toutes les langues, puis des chansons autour de Teacher Emily !

    magnifique prestation d’Harbani et Ikjodh !


    Et nous n’étions pas peu fiers qu’à cette occasion, Armand ait souhaité prendre le micro en solo pour chanter a cappella devant plus de 300 personnes San Francisco, une première pour lui, une première pour l’école.

    Good evening

    We are deeply proud that our son Armand is sharing with you San Francisco, a beloved and famous French song by Maxime Le Forestier.
 Maxime Le Forestier arrived in San Francisco in 1971 and felt warmly welcomed by the city. During his stay, he lived in a blue house in the Castro district. It became a haven—a place where a community of free spirits, hippies, and people from all over the world would gather each evening to share a meal, just what we are doing together tonight.
    This song is very special to us. It was with us throughout the preparation of this trip and served as a beautiful introduction to San Francisco, its bay and its people.
    This song is about tolerance, kindness, and solidarity— very important values and maybe even more today ! 
We hope you’ll feel a bit of that spirit through Armand’s voice tonight.
 And finally, we would like to express our heartfelt gratitude to the entire team at Washington School for their incredible work and warm welcome.
    Thank you.

  • Trois mois

    Trois mois

    Voilà un peu plus de trois mois que nous sommes ici, et les cerisiers sont en fleurs. Ce dernier mois a été marqué par la venue de Moon et Anne-Marie. De belles retrouvailles autour de soirées animées à jouer au tarot autour de bons repas.

    Le spring break (vacances scolaires de printemps) nous a permis de partir sur la route et de faire une belle boucle en famille, sur plus de 2000 kilomètres. Un grand voyage de San Francisco à Las Vegas, en passant par Los Angeles, Palm Springs et plusieurs parcs nationaux. Un seul voyage, mais des milliers de paysages, de rythmes, de rencontres et de surprises : de la frénésie humaine la plus décadente aux étendues désertiques s’étalant à perte de vue. Quel périple ! Il méritera quelques articles spécifiques pour raconter nos différentes étapes.

    Nous reprenons doucement le quotidien mais, à déjà plus de la moitié de notre séjour, nous commençons à préparer le retour.

    Départ le 9 juin pour le Mexique avant de rentrer à Pompertuzat, le 29, juste à temps pour fêter les cinq ans de Louis.

  • Deux mois…

    Deux mois…


    Deux mois, jour pour jour que nous avons posé nos valises ici. Même sentiment partagé pour toute la famille : déjà et en même temps, comme à chaque voyage, nous avons le sentiment d’être ici depuis des mois, voire des années. (Armand parle même de trois ans.) Beaucoup de nouveautés, tant de choses à découvrir et en même temps un quotidien déjà bien installé, bien rodé.

    Mais, l’actualité angoissante semble aussi contribuer à accélérer le temps. Je me souviens encore du jour de l’investiture de Trump ce 20 janvier et je ne pensais pas que nous en arriverons là aujourd’hui…
    On parle plus ici des coupes budgétaires, des suppressions d’emploi à tout va que de l’avenir de l’Europe et de l’Ukraine… Hier, une manifestation se tenait sur le campus de Berkeley « Stand up for Science », la mobilisation est là, sans doute plus diffuse comparé à celle de 2016 (sic. Le Monde) . Mais, un esprit de résistance est palpable et des actions sont en cours « defend science, defend democracy ». Il faut aller vite ! Une chercheuse a pris la parole hier pour témoigner des actions de son collectif qui archive toute sorte de données scientifiques publiques que l’administration Trump est en train de faire disparaitre ! Le consulat de France ici à San Francisco se fait le relai pour accueillir des chercheurs américains dans les universités françaises qui se mobilisent (Marseille et Avignon pour les deux exemples que j’ai pu voir). L’article du monde relate bien l’événement d’hier et de ce qui se passe ici.

    Manifestation sur le campus de Berkeley « stand up for Science », vendredi 7 mars


    L’école d’Armand aussi se mobilise dans ses événements et proclame encore plus haut et fort les valeurs de tolérance envers les minorités, de liberté d’expression, et d’inclusion.


    Nous y participons ! Résistons !

    Armand a choisi hier son « political ribbons » : « resisters » (oeuvre de Andrea Bowers au BAMPFA de Berkeley, 2022)

  • Black History Month

    Black History Month

    Nous venons de vivre le Black History Month, événement annuel célébré dans tout le pays, mais aussi ailleurs notamment au Canada et au Royaume-Uni. C’est un moment qui permet de reconnaître et de célébrer les contributions des personnes d’origine africaine à l’histoire, à la culture et à la société. Ce mois est aussi l’occasion de sensibiliser aux luttes contre le racisme, les discriminations et les injustices auxquelles les communautés noires ont été confrontées et continuent de faire face.

    Beaucoup d’événéments se sont produits ce mois-ci à cette occasion et nous avons eu la chance, notamment au travers de l’école d’Armand, de participer à certains d’entre eux et de découvrir notamment des artistes, des poétes à l’origine de la Harlem Renaissance.

    Pas peu fiers d’avoir écouté Armand lors de la black heritage night (soirée organisée par les parents d’élèves) récitant avec ses camarades un texte d’Eloïse Greenfield, auteur jeunesse, racontant ici The great migration. Ce texte fait référence au déplacement massif de millions d’Afro-Américains du Sud vers les grandes villes industrielles du Nord et de l’Ouest des États-Unis, principalement au début du XXe siècle. L’autrice avait trois mois lorsque son père à décider d’emmener la famille vers le Nord pour un avenir meilleur fuyant les violences raciales.

    Armand, deuxième rangée au centre est à fond !

    Voici le texte : 1.The news : They read about it, heard about it, in letters and newspapers sent down from the North, from visiting cousins and brothers and aunts: there were jobs up there, nice houses, no Ku Klux Klan everywhere you turn, burning down schools and homes and hope.
    They thought about it, talked about it, spread the word. « Did you hear the news? Can it really be true? Well, I’m going to see. How about you? »
    2.Goodbyes : saying goodbye to the land puts a pain on my heart. I stand here looking at the green growing all around me, and I am sad. But I keep hearing about this better life waiting for me, hundred of miles away, and I know I have got to go. Hope my old car can make it that far.
    I can’t wait to get away. I never want to see this town again. Goodbye, town. goodbye, work all day for almost no pay, enemy cotton fields, trying to break my back, my spirit. Goodbye, crazy signs, telling me where I can go, what I can do. I hear that train, whistling my name. Don’t worry train, I am ready. When you pull into the station, my bags and I will be there.
    3. The trip : mostly they travel by train, sit or stand in the railroad stations, crowds of people, waiting, resting their old suitcases, cuddling their babies, holding the hands of the older children, carrying, in bags and shoe boxes, food they’ve packed for the trip. They hear the whistle blow. It blows again, not so far away now. They see the train coming closer and closer, and then it stops. They gather on the platform, hold out their tickets, climb aboard. « All Aboard »the conductor calls. It’s time. They are moving slowly, then faster, some think too fast, some think not fast enough, toward a world they don’t yet know.
    4.Question : will I make a good life for my family, for myself ? The wheels are singing, « Yes you will, you will, you will! » I hope they are right, I think they are right, I know they are right. We are going to have a great life. Got to try it. going to do it. Going to make it. No matter what. (…)
    5. Up North : in the stations, they greet their husbands, aunts, uncles, cousins, friends who have come to welcome them, show them the way toward their future. (…)
    We were one family among the many thousands. Mama and Daddy leaving home, coming to the city, with their hopes and their courage, their dreams and their children, to make a better life.

    Nous avons aussi été particulièrement marqué par deux découvertes : les puissants poèmes de Langston Hughes et la voix puissante de la chanteuse Odetta.

    Pascal et Louis ont assisté à la black joy parade à Oakland. Moment festif et joyeux !

  • Going to the Orange house

    Going to the Orange house

    Depuis notre arrivée, Louis a intégré la Orange house. Il s’agit d’une petite structure de douze enfants (de type Kindergarten/ garderie). Cette pre-school est à deux pas du campus et accueille beaucoup d’enfants d’universitaires, d’ailleurs deux collègues de Pascal y ont mis leurs enfants le temps du semestre.

    Chaque matin, Louis part avec Pascal à vélo traversant le campus de Berkeley. Une belle activité physique pour bien démarrer la journée.

    Louis traverse tous les matins le campus à vélo pour rejoindre la Orange house.
    Si jamais on se perd, Louis nous explique le chemin! 😉

    Malgré quelques réticences au début, Louis s’est très vite habitué à son nouveau lieu. Il est très content d’y aller et il progresse en anglais. Chaque semaine il revient avec ses cahiers d’exercices ; il développe sa maitrise de l’écrit et des lettres.

    Louis aime toujours autant dessiner, danser. Il a découvert aussi les perles et revient régulièrement avec des colliers magnifiques.

  • Le MSRI

    Le MSRI

    Les garçons n’avaient pas école vendredi dernier, nous en avons profité pour visiter le MSRI – Mathematical Sciences Research Institute (aussi appelé le Simons Laufer Institute) l’institut où Pascal est invité pour ces quelques mois à Berkeley.

    Nigé sur les hauteurs de la ville, le MSRI surplombe toute la baie et le campus de l’Université de Berkeley.

    Petit tour de visite et en musique.

    Visite de la salle de conférence fraichement rénovée (Pascal y passe ses matinées)
  • Notre nouvelle voisine ….

    Notre nouvelle voisine ….

    …. est la sompteuse Berkeley Public library, the place to be lorsque tes petits aiment lire !

    Quel beau lieu reperé dès le premier jour de notre arrivée et quelle joie de la cotoyer désormais quotidiennement ! Plus particulièrement, le 4th floor dédié à la section jeunesse (située dans la nouvelle annexe).

    Armand a lu tous les livres proposés en Français, les grands classiques : Tintin, Astérix et Obélix, Mortelle Adèle, le Clup des cinq etc. Plus le choix : il doit commencer à les lire en anglais et depuis quelques jours, je le vois feuilleter quelques ouvrages et même les emprunter.

    Comme la plupart des bibliothèques, celle-ci propose un certain nombre d’activités, et notamment une que les garçons apprécient particulièrement : les legos. Tous les mardis après midi de 16h30 à 18h, la bibliothèque met à disposition des stocks généreux de légos. Petit rituel désormais établi.

    Et, les jeudis c’est chess !

    Une des bibliothécaires du quatrième étage élève des pigeons. Ce baby pigeon a 23 jours. Il boit que du lait donné autant par la mère que par le père. il a un très long bec, rappelant que c’est un descendant du dodo !

    Aussi, l’architecture du bâtiment des années 1930 sort définitivement du lot au regard des constructions neuves avoisinantes : la hauteur des espaces, les grandes ouvertures, l’usage de matériaux bruts de qualité, les lignes épurées rappellent la grandeur des édifices d’antan, véritables témoignages de l’art architectural de l’époque, alliant esthétisme et solidité.

  • daily moments #1

    daily moments #1

    voici quelques vidéos de moments de vie toujours animés que ce soit à la maison ou dans les parcs.

  • Bye bye Walnut Street 1125

    Bye bye Walnut Street 1125

    Après trois semaines passées dans cette jolie maison sur les hauteurs de Berkeley, nous avons décidé de déménager downtown dans un petit appartement pour être plus proche des commodités et de l’école d’Armand.

  • Miscelleanous

    Miscelleanous

    J’ai toujours aimé ce mot : « mis·cel·la·ne·ous ». Sans doute parce qu’il est long, joyeux, mélodique, avec beaucoup de voyelles mais aussi difficilement prononçable ! Je lui dédie volontiers une rubrique pour y glisser pêle mêle des choses qui suscitent notre intérêt, éveillent notre curiosité, présentent une certaine esthétique, ou tout simplement nous font sourire !

    « Tesla Cybertruck » !
    Le beurre de cacahuète à consommer avec modération ,mais, pour le moment, nous n’y arrivons pas. Pour l’achat de notre quatrième pot, nous sommes passés au format familial. 🙂
    Un magnifique éléphant grandeur nature en pneus.
  • Berkeley : THE university of California!

    Berkeley : THE university of California!

    J’ai finalement attendu un certain temps avant de dédier un article à cette université emblématique. UC Berkeley est en 4e position mondiale (derrière Harvard, Stanford, et le MIT d’après le ARWU Shanghai de 2023).Une des meilleures au monde donc avec un nombre impressionnant de prix Nobel (à en voir les places de parking ;-)) ! Et pourtant, c’est bien grâce à elle que nous sommes ici ; Pascal étant invité pour un semestre thématique au Simons Laufer Mathematical Institute !


    Alors, un grand merci Cal ! Oui Cal car étant la première université de Californie, on lui attribue ce petit surnom (avant UCLA, UC Davis, UC San Francisco, UC Santa cruz, UC San Diego et toutes les autres UC* … ). Beaucoup de magasins downtown déclinent un certain nombre d’objets avec le logo cal : t-shirt, mug, casquette, sweat et même teddy bear…

    Le campus se trouve downtown et toute la ville s’est construite autour de lui depuis sa création à la fin du 19e siècle. Pour l’histoire de l’université la page wikipédia est richement documentée.

    Petite visite du campus, très agréable à parcourir à pied, à vélo ou en courant : la végétation est très présente comme toujours en Amérique du nord. Elle entoure les différents bâtiments tout aussi imposants les uns que les autres. Au centre, le Sather tower known as le Campanile structure le campus. On peut y monter et admirer la vue sur l’Université.

    Pascal aligné, dans son élément !
    Quand on reçoit un Prix nobel à Berkeley (et sans doute dans les autres universités), on reçoit aussi sa place de parking ! 🙂

    Les bureaux de Pascal sont situés dans un bâtiment hors campus (Simons Laufer Mathematical Institute). Il est sur les hauteurs de Berkeley et domine toute la ville ! Un shuttle au départ du campus l’emmène quotidiennement à son institut.
    Il porte la lettre H … comme Hill tout simplement.

    et hop le voilà tout là-haut

    Vue depuis le Simons Laufer Mathematical Institute ! Pas mal non ?

    *La très prestigieuse Université Stanford à 45 minutes en voiture de Berkeley ne fait pas partie du réseau des Universités de Californie.

  • Tilden Park

    Tilden Park

    Excursion aujourd’hui auTilden Park, le parc régional situé sur les hauteurs de Berkeley. Sans voiture et sans bus le week-end, nous avons décidé de nous y rendre à pied. Et, comme à l’accoutumée, nous partons en binôme : Pascal encadre Louis qui, tel un cycliste du Tour de France, gravit la colline à vélo. Quant à moi, je pars à pied avec Armand, pique-nique dans le sac-à-dos et de longues conservations en tête pour oublier la montée. Et je profite d’être avec lui pour travailler son vocabulaire en anglais tout en admirant la vue sur la baie de San Francisco. Ciel bleu, quelques nuages au loin, air frais, temps idéal pour tenter cette aventure.

    Les parcs nationaux sont bien connus des Européens, surtout ceux qui font la renommée de la Californie : Yosemite National Park, Death Valley National Park, Sequoia National Park, Redwood National Park etc…. mais on nous a très vite fait comprendre ici que les parcs régionaux en valaient tout autant la peine. Et, ils sont nombreux sur la East Bay !

    Entrée dans le parc par la « little farm ». Let’s learn words about animals !

    Petite pause avec les animaux et nous continuons notre avancée dans le parc.

    Panorama depuis le « grove overlook », emplacement idéal pour la pause du midi.

    Plusieurs rapaces sous le regard attentif d’Armand !

    Notre super tourist guide !

  • Monday, January 20th, 2025

    Monday, January 20th, 2025

    Quelle drôle de journée !

    Le troisième lundi de janvier est un jour férié à l’échelle nationale « Martin Luther King’s day ». Les enfants n’étaient pas à l’école et sont encouragés à faire une action civique pour le pays en l’honneur de cet homme.

    Au travers des livres que nous avons pu emprunter à la bibliothèque de Berkeley, nous avons redécouvert le parcours fascinant de Martin Luther King Junior. Nous avons lu et réécouté son célèbre discours de 1963 à Washington que je glisse volontairement ici… pour ne pas oublier.

    I have a dream !

    Et, ce même lundi, Trump est (re)devenu President of United States of America !

    Nous avons regardé ce matin son discours d’investiture à la télé, un long discours, très très long discours sans prompteur, calme mais déterminé de faire de l’Amérique : America first, make the America great again ! Au deuxième plan, Joe Biden et Kamala Harris dépités.

    What a day today !

    La signature rapide des premiers décrets annonce, et on le sait déjà, la couleur de ces quatre années à venir: retrait des USA de l’OMS, retrait des accords de Paris pour la deuxième fois, grâce donnée pour les émeutiers à l’origine de l’assaut du capitole en janvier 2021, fermeture des frontières etc.

    Le troisième lundi de janvier c’est aussi le « blue monday », le jour le plus déprimant de l’année !

    Nous avons décidé de nous réunir entre amis (nos amis de Montréal intallés ici le temps du semestre) autour d’un bon repas et d’une belle balade sous le soleil de Californie.

  • Administration & blablabla

    Administration & blablabla

    Une spéciale dédicace ici pour remercier Chou de s’être occupé de tous les papiers à faire pour assurer notre venue ici. Il s’agit de notre troisième installation outre-Atlantique et celle-ci nous a beaucoup plus coûté en énergie, en temps, en organisation en cette fin d’année 2024 qui a été particulièrement chargée.

    Tant de dossiers à remplir : des assurances à souscrire, des Visas à demander, un compte en banque à ouvrir, des vaccins à refaire (finalement :-(), de l’argent à transférer, des entretiens à passer, des abonnements à finaliser. Hard job !

    Pascal il assure et chante toujours aussi bien !

    This land is your land by Woodie Gutherie

  • Des maisons et une végétation exceptionnelles !

    Des maisons et une végétation exceptionnelles !

    Nous habitons pour le moment sur les hauteurs de Berkeley, dans un quartier aisé. Les maisons ont chacune leur identité, leur histoire, leur couleur. Nous passons du temps à parcourir les rues serpentées pour rejoindre les parcs et autres aires de jeux, j’en profite pour les admirer. Elles sont toutes plus étonnantes les unes que les autres. Certaines ont des vues sur toute la baie. Ici la lumière est différente, le soleil est puissant, la luminosité plus forte.

    A chaque coin de rue, on peut trouver des « little free libraries  » comme on en trouve de plus en plus en France. Mais ici il semblerait que ce soit une vraie habitude, comme celle de déposer dans la rue des objets (« for free ») ce qui fait notre plus grand bonheur. :-))))

  • Préparation au voyage et ressources

    Préparation au voyage et ressources

    Armand et Louis ont présenté et expliqué leur départ en image à l’école. Moment de partage qui a permis de concrétiser notre départ. Merci aux deux enseignantes qui ont joué le jeu de prendre les exposés des garçons.

    Et bien sur des livres d’anglais pour commencer à apprendre la langue, merci notre ami Duolingo, qui a permis à Armand de débuter l’anglais avec l’appui des parents of course.

    Des bons podcasts aussi à écouter sur l’histoire des Etats-Unis :