Je savais que ça allait faire son petit effet. Lors d’une sortie à San Francisco, après des montées et des descentes épuisantes sur les collines de la ville, j’ai réservé une fameuse Waymo pour rentrer. J’étais curieuse de voir la tête de la famille à l’approche de la voiture. Et ça n’a pas loupé !
Au début, on pensait tous qu’il s’agissait de ces fameuses voitures Google, celles avec la caméra perchée sur le toit. Mais en y regardant de plus près… un détail clochait. Ou plutôt : quelqu’un manquait.
Personne au volant. Juste un siège vide, propre et… une ceinture attachée.
Un taxi sans chauffeur ? Impossible !
Si si ! Allez, on monte, et c’est parti.
La destination est déjà enregistrée depuis la réservation via l’application. On s’installe dans la voiture, puis, une fois les portes fermées, elle nous conduit à bon port. Elle roule tranquillement, le volant tourne tout seul, les clignotants s’activent avec douceur. Tout semble parfaitement normal.
Presque trop, car on se surprend à parler à ce fantôme ultra-civilisé qui nous emmène très poliment faire un tour de ville : il respecte les stops, ne râle pas dans les bouchons, ne nous impose pas sa musique en sourdine.
Et, étonnamment, au bout de quelques minutes, on remet toute notre confiance à cette machine.
Ambiance science-fiction.
Maman a adoré. On a même fait plusieurs tours en Waymo dans la ville, de vrais tours de manège.
« Incroyable ! » Tellement incroyable qu’elle en a même oublié son sac en sortant. (Ce qui nous a permis de tester le service après-vente : rien à dire, efficace !)
Et dans un mélange parfait de nostalgie et de bon sens, elle lui a trouvé le surnom idéal : « L’homme invisible ». Un clin d’œil à une série des années 1970 qu’elle adorait, avec ce héros fantomatique qu’on ne voyait jamais, mais qui était toujours là, efficace, discret.
