Los Angeles

Voici enfin le dernier post de notre road trip à travers la Californie… alors qu’il concerne en réalité notre toute première étape. Si j’ai attendu si longtemps pour l’écrire, c’est sans doute parce qu’il m’a posé le plus de difficultés. Difficile de mettre des mots sur la découverte d’une ville entourée de tant de fantasmes et de clichés… qui, au final, ne les a pas vraiment confirmés. La déception n’en a été que plus grande.

C’est vraisemblablement à Los Angeles que les inégalités sociales nous ont le plus frappés. À quelques centaines de mètres d’écart, on passe de Beverly Hills, où l’on imagine derrière les haies des demeures grandioses avec des jardins majestueux, à Hollywood Boulevard, où l’on est confrontés à une réalité bien plus dure : celle de personnes à la marge, souvent droguées, mendiant sur les étoiles qui font pourtant la célébrité du lieu.On avait déjà perçu ces écarts à Berkeley, mais ici, ils nous ont semblé encore plus criants.

Nous avons passé de bons moments dans cette ville tentaculaire. Nous avons logé dans une charmante maison à Santa Monica. Armand a réalisé son rêve en achetant un skate à Venice Beach, lieu mythique où le sport est né. Nous avons aussi visité deux musées remarquables : l’Academy Museum of Motion Pictures, captivant pour les amateurs de cinéma, et le célèbre Getty Museum, un impressionnant complexe muséographique gratuit et accessible… par un petit train depuis les parkings ! On s’est un instant cru en route pour un parc d’attractions.

La ville est immense — vous allez dire que je me répète, mais c’est difficile d’imaginer à quel point. Deux heures pour la quitter. Peut-être que je n’ai pas su saisir toute la complexité de cette ville, mais ce que j’en ai vu ne m’a pas donné envie d’y revenir.

Les quelques photos que j’aies illustrent les bons souvenirs de la ville. J’ai très peu pris de photos à Hollywood notamment.