Catégorie : discovering California

  • Le bouquet final : Yosemite

    Le bouquet final : Yosemite

    Tel un bouquet final, le dernier voyage avant le grand départ, direction Yosemite (YO-SE-MI-TIIIII), un des mots les plus associés à la Californie et à sa réputation, car sans doute un des parcs nationaux les plus emblématiques du pays… C’est parti !

    Le Parc national de Yosemite se situe au coeur de la Sierra Nevada dans la partie centrale de la Californie, à 4 heures de route de Berkeley. Devenu parc national en 1890 (avec l’aide de Muir, vous vous souvenez ?!), il s’étend sur 3000 km2 de superfice et c’est sans doute sa diversité impressionnante qui explique sa renommée : des falaises abruptes de granit, des cascades vertigineuses (surtout en mai après la fonte des neiges), des prairies luxuriantes, des séquoais géants, Yosemite est à part dans les paysages que nous avons pu voir jusqu’à présent.

    Jour 1: La vallée de Yosemite

    Les reliefs caractéristiques de la vallée se sont formés au cours des périodes glaciaires, dans le canyon de la Merced river. C’est la glace qui a élargi, arrondi et creusé le granit sculptant les célèbres formations que sont El Capitan et Cathedrals rocks. Le fond de la vallée est traversé par la Merced River et ses petits affluents qui forment une mosaique de prairies et de forêts où poussent des espèces variées de fleurs sauvages cohabitant avec les animaux, notamment les ours noirs qui font la renommée du parc. 🙂

    El capitan, le fameux, le majestueux. Dans l’avion pour venir à San Francisco, Pascal et moi avons regardé le documentaire Free Solo, racontant l’exploit d’Alex Honnold, qui en juin 2017,a réalisé la première ascension d’El Capitan en solo intégral, grimpant près de 1000 mètres de paroi verticale sans corde ni protection ! Vertige assuré ! Il était étudiant à Berkeley, et s’est formé dans le parc India Rock, qui était à deux pas de la maison que nous occupions au début de notre arrivée.

    Face à la multitude de parcours proposés, le choix n’a pas été simple (et comme dirait Estelle, « le choix il faut la choisir » et ça a été difficile) nous avons pris le chemin très (trop) fréquenté nous conduisant aux Yosemites falls (un aller-retour de 10km avec un joli dénivelé)

    Bridalveil fall, 180 m de hauteur celle que l’on peut apercevoir sur la première photo de l’article

    Jour 2 : Wawona et Mariposa grove of giant Sequoias

    A defaut d’aller dans le parc national de séquoias (3h de plus de route) nous avons opté pour une virée au Sud du parc de Yosemite pour découvrir les séquoias géants de Mariposa Grove.

    Nous sommes revenus le lendemain « tunnel view » et nous avons admiré une seconde fois avant de partir cette vue magnifique sous le soleil.
  • Sacramento

    Sacramento

    C’est en allant rendre visite à notre cousine Naïma fin mars, installée dans la charmante ville de Nevada City — surnommée la « Reine des mines du Nord » — que nous avons décidé de faire une halte à Sacramento, la capitale du Golden State. Une ville que, soyons honnêtes, on oublie un peu trop facilement… moi la première ! Pourtant, c’est bien ici, au cœur de la Californie, que la ruée vers l’or du XIXe siècle a façonné l’histoire de tout un territoire, attirant des vagues d’immigrants venus du monde entier — souvent au détriment des populations autochtones. Les capitales des États américains sont rarement sur le devant de la scène (touristique)… Qui pourrait citer celle du Kansas ou de l’Oregon? Mais plusieurs personnes nous avaient conseillé de faire un arrêt à Sacramento, véritable incarnation de l’esprit Far West et de la conquête de l’Ouest. Et nous n’avons pas été déçus du voyage.

    Son petit centre historique est une plongée dans une époque révolue, comme figé dans le temps. On s’y croirait : trottoirs en bois, façades western, chapeaux de cow-boys et faux pistolets à tous les coins de rue. On enfourche presque un cheval imaginaire, dans ce décor de cinéma grandeur nature. Mais l’ambiance est aussi ponctuée de scènes plus anachroniques : un mariage mexicain en limousine, des motards qui paradent bruyamment et semblent ravis de se donner en spectacle.
    Un joyeux mélange des genres qu’on a adoré !

    Nous avons terminé notre balade par le California State Railroad Museum, une merveille inattendue. D’immenses locomotives, magnifiquement restaurées, nous racontent l’épopée du rail, cet autre héros de l’histoire américaine. Avant la voiture, c’est le train qui connectait les villes, les hommes et les rêves. On découvre aussi, dans les coulisses de cette modernité, l’appel à la main-d’œuvre asiatique, notamment chinoise, pour construire ces voies à travers montagnes et déserts.

    Mon coup de cœur : le train postal, sans hésiter. Un wagon entier dédié à la distribution du courrier, avec son système ingénieux de sacs accrochés au vol (malheureusement je n’ai pas pris de photo de l’extérieur)…

    Le seul train que nous avons croisé lors de notre voyage à travers la Californie,

    Rencontre avec Naïma à Nevada City sous le soleil accompagné de délicieux croissants.

  • Los Angeles

    Los Angeles

    Voici enfin le dernier post de notre road trip à travers la Californie… alors qu’il concerne en réalité notre toute première étape. Si j’ai attendu si longtemps pour l’écrire, c’est sans doute parce qu’il m’a posé le plus de difficultés. Difficile de mettre des mots sur la découverte d’une ville entourée de tant de fantasmes et de clichés… qui, au final, ne les a pas vraiment confirmés. La déception n’en a été que plus grande.

    C’est vraisemblablement à Los Angeles que les inégalités sociales nous ont le plus frappés. À quelques centaines de mètres d’écart, on passe de Beverly Hills, où l’on imagine derrière les haies des demeures grandioses avec des jardins majestueux, à Hollywood Boulevard, où l’on est confrontés à une réalité bien plus dure : celle de personnes à la marge, souvent droguées, mendiant sur les étoiles qui font pourtant la célébrité du lieu.On avait déjà perçu ces écarts à Berkeley, mais ici, ils nous ont semblé encore plus criants.

    Nous avons passé de bons moments dans cette ville tentaculaire. Nous avons logé dans une charmante maison à Santa Monica. Armand a réalisé son rêve en achetant un skate à Venice Beach, lieu mythique où le sport est né. Nous avons aussi visité deux musées remarquables : l’Academy Museum of Motion Pictures, captivant pour les amateurs de cinéma, et le célèbre Getty Museum, un impressionnant complexe muséographique gratuit et accessible… par un petit train depuis les parkings ! On s’est un instant cru en route pour un parc d’attractions.

    La ville est immense — vous allez dire que je me répète, mais c’est difficile d’imaginer à quel point. Deux heures pour la quitter. Peut-être que je n’ai pas su saisir toute la complexité de cette ville, mais ce que j’en ai vu ne m’a pas donné envie d’y revenir.

    Les quelques photos que j’aies illustrent les bons souvenirs de la ville. J’ai très peu pris de photos à Hollywood notamment.

  • Las Vegas

    Las Vegas

    Je m’étais dit : si ma mère vient, alors on ira ensemble à Las Vegas. Elle a toujours aimé jouer, et m’a d’ailleurs transmis un certain goût pour les machines à sous. Direction la ville des néons pour voir ce qui s’y trame !

    Ce qui m’a amusée comme première découverte, c’est le nom : Las Vegas, qui signifie « les prés » en espagnol… alors qu’il n’y a sans doute rien de plus éloigné d’un champ verdoyant que cette ville surgie du désert du Nevada. À l’origine, ce n’était qu’un simple arrêt ferroviaire, au début du XXe siècle. Puis, la construction du barrage Hoover et la légalisation des jeux d’argent dans les années 1930 ont permis à Las Vegas de se transformer en temple du divertissement. Les casinos ont fleuri, les hôtels se sont multipliés (à commencer par le Flamingo), et le Strip – qui, en réalité, ne fait même pas partie de la ville – s’est imposé comme un décor de cinéma permanent.

    Nous y avons passé deux nuits, le temps de plonger dans le plus extravagant de ce que l’humanité peut produire. Des hôtels pharaoniques où un étage est dédié à la cérémonie des mariages, des machines à sous à perte de vue (on a joué, on a perdu, évidemment sauf au black Jack et à la roulette).
    Et dehors, le spectacle continue : défilé de femmes en string et perruques fluo posant pour des selfies à 9h du matin, au milieu de familles venues admirer les fontaines du Bellagio, des files d’attente pour traverser le passage piéton (Armand en parle encore) et à côté, Mario, Lilo, Stitch et d’autres créatures improbables animent les trottoirs, le tout dans un décor où pyramide de Gizeh, Tour Eiffel, Statue de la Liberté, gondoles vénitiennes cohabitent à quelques mètres.

    Tout le paradoxe américain résumé en une scène : une société capable du plus grand puritanisme, obsédée par la morale, et pourtant parfaitement à l’aise avec une provocation permanente. Las Vegas, c’est ça : un choc visuel, une hallucination permanente, de l’excès dans tous les sens. Over the top !

    Bien de voir… mais bien de partir !

  • Le Grand Canyon

    Le Grand Canyon

    Sans doute l’un des plus grands chocs esthétiques du voyage : vertigineux, envoûtant, hypnotique… parfois angoissant, mais surtout profondément grandiose. Difficile à décrire avec des mots. On se l’imagine avant d’y être : une ligne droite comme un horizon, un fleuve tout en bas, et entre les deux, des couches de roche marquées par des millions d’années d’érosion. Et pourtant, quand on y est… tout bascule !

    Nous avons fait un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour inclure le Grand Canyon dans notre road trip californien. C’était un incontournable. Anne-Marie, qui l’avait découvert lors de son premier voyage aux États-Unis, nous poussait à y aller.
    Mais ce parc est immense (comme tout ici)— plus de 450 km de long. Nous avons donc choisi de le découvrir côté ouest, la partie la plus proche de Las Vegas, gérée par les Indiens Hualapai. (quant au reste du canyon, il relève des parcs nationaux).

    La bande-son du film Arizona Dream de Kusturica nous a accompagnés pour notre entrée dans la réserve. Un choix tout sauf anodin : une musique qui a marqué mon enfance. Étrange, un peu mélancolique, parfaite pour cette arrivée dans un décor hors du temps. L’entrée est d’ailleurs un peu déroutante : un immense parking, des hélicoptères en attente de clients, un indien à l’entrée qui explique que les dons sont les bienvenus pour l’éducation des enfants… On attend le bus patiemment, Pascal sceptique, mais on a envie d’y croire…

    Puis, au dernier arrêt, on se retrouve face à l’immensité … Trop grand. Trop beau. Tellement profond. Une faille gigantesque devant nous, comme si la terre s’était littéralement ouverte. Une profondeur qu’aucune photo ne peut vraiment traduire.
    Le regard plonge, se perd dans les plis des falaises et les différentes nuances d’ocre. Et tout en bas, loin, le Colorado, trace son sillon tranquillement, comme si de rien n’était. On se sent tout petits, un peu suspendus hors du monde.

    Il n’y a pas grand-chose à dire. Alors on regarde.
    Armand s’éloigne, impressionné — même effrayé. Il a peur que tout s’écroule, que le sol se dérobe. Moi, au contraire, ce paysage m’appelle, mais le peu de barrières nous met sur nos gardes, presque rien ne nous sépare du vide.

    Nous n’aurons pas l’occasion d’y retourner avant notre départ, mais ce lieu mérite d’y passer du temps. J’imagine aussi que l’autre point de vue, celui depuis le Colorado doit être tout aussi spectaculaire !

  • Joshua Trees

    Joshua Trees

    Aux portes du désert californien, le parc national de Joshua Tree déploie un paysage à la fois étrange et captivant, là où se rencontrent deux déserts : celui du Colorado et celui de Mojave. C’est un monde de roche, peuplé de silhouettes étonnantes : les Joshua trees.

    Ces « arbres », qui sont en réalité de grands yuccas, ne ressemblent à rien de connu. Leurs troncs noueux, souvent tordus sans doute par le vent et le temps, se terminent en touffes de feuilles pointues « des pics qui piquent ». On dirait des créatures figées, chacune différente, drôles et toujours élégantes. J’ai adoré les découvrir, comme on rencontre des personnages étranges et attachants.Les garçons les ont aussi adoptés : selon eux, ce serait l’arme parfaite pour se défendre dans le désert !

  • Death Valley

    Death Valley

    Pour la dernière étape de notre road trip en famille, nous nous sommes aventurés dans la vallée de la Mort. Nous étions prêts : réservoir plein, bidons d’eau, nourriture et données essentielles téléchargées.

    La Death Valley… Ce nom évoque l’absence de tout ce que nous recherchons : de l’eau, du vert, de l’ombre et de la fraîcheur. On imagine donc un lieu stérile, comme un endroit où la vie aurait disparu.

    Et pourtant, loin de cette image de désolation, la vallée nous surprend par sa richesse cachée. Elle dévoile une incroyable diversité de paysages : des champs de sel étincelants, des dunes de sable fin, des collines aux couleurs vibrantes et des montagnes silencieuses. Un désert qui, loin d’imposer sa dureté, révèle une beauté d’une rare intensité. Un monde à part, traversé par deux routes, fines et droites, qui percent ces paysages silencieux comme des lignes tracées dans l’infini.

    Dernière étape de notre voyage à travers la Californie. Le soir nous avons logé à Ridgecrest et diné au Tokyo house (démonstration bluffante du cuisinier) après avoir traversé la ville fantôme de Trona, une ville anciennement connue pour ses extractions de mineraies, notamment le Borax.
    À Zabriskie Point, les collines forment des vagues dorées et ocres, sculptées par l’érosion
    Artist’s Palette, les roches se teintent de vert, de rose et de violet
    À Badwater Basin, le sol craquelé de sel s’étend à perte de vue, 86 mètres sous le niveau de la mer. On a eu chaud et la lumière était éblouissante. Nous sommes vite retournés dans la voiture.

    Comme souvent aux Etats-Unis, on aime les superlatifs et deux fonctionnent pour la Death Valley :

    • le plus grand parc national des États-Unis continentaux (hors Alaska et plus grand en terme de superficie que le Grand canyon que je pensais plus grand)
    • température record la plus élevée jamais mesurée sur Terre (56,7°C en 1913 à Furnace creek) !

    Plusieurs Star wars ont été tournés dans la Death valley : « Star Wars Filming Locations » vous est d’ailleurs remis au visitor center.

  • Palm Springs

    Palm Springs

    J’avais découvert Palm Springs et ses maisons iconiques un an plus tôt, sur les réseaux sociaux, alors que je commençais à rêver ce voyage. Depuis, je n’avais qu’une envie : les voir de mes propres yeux.

    Ville emblématique, Palm Springs est devenue dans les années 1950 le lieu de villégiature privilégié des stars hollywoodiennes. Nichée au cœur du désert californien, connu pour ses sources d’eau chaude, c’est un véritable musée à ciel ouvert lorsque l’on déambule dans les quartiers résidentiels. Les maisons sont d’un chic absolu : des lignes épurées, des toits plats (ou presque), des immenses baies vitrées ouvertes sur les montagnes, des couleurs pastels ou flamboyantes, et des petits jardins soignés… tout ici respire le rétro chic et le design iconique.

    Aucune ne se visite. La photo mise en avant est l’intérieur de la maison Desert Home signé de l’architecte Richard Neutra (source : Wikipedia). Pour en savoir plus .

    Une pause idéale donc sur la route entre Los Angeles et le Grand Canyon… et finalement un peu trop courte à notre goût pour vraiment savourer tout ce que cette ville étonnante a à offrir.

    Aussi, nous avons effectué un petit pélerinage sur les pas de Franck Sinatra, sa maison et sa tombe en écoutant My way sur la route.

    Maison de Franck Sinatra
  • Point lobos State natural reserve

    Point lobos State natural reserve

    Petite mise en pratique de notre visite de l’aquarium et découverte de la faune et flore de la côte californienne.

    Point Lobos est un site classé depuis 1967, considéré comme un sanctuaire unique qui abrite sur terre et sous la mer de nombreuses espèces végétales et animales.

    Les otaries (sea lions),sans doute les locataires les plus bruyantes du site, aiment loger loin du rivage sur les rochers de Sea lion point. Les jumelles d’Armand étaient bien pratiques pour les observer.

    Nous avons eu la chance de voir des loutres (sea otters) qui se laissent flotter sur le dos. Elles sont vraiment mignonnes, et finalement assez petites.

    Petit bain de la loutre
  • Monterey Bay Aquarium

    Monterey Bay Aquarium

    Nous avons profité d’un long week-end (President’s day) pour nous rendre dans la baie de Monterey, à deux heures de Berkeley. Un de notre objectif du week-end, et sans doute celui de 80% des familles du coin, était de visiter l’aquarium de Monterey bay…

    Il s’agit d’un des plus grands aquariums du pays et il a la particularité de se situer dans une ancienne usine de conservation de sardines, qui avait fait la renommée du village notamment pendant la seconde guerre mondiale.

    Le pays de la sardine donc ! Le moment est opportun pour glisser une des chansons préférées de Louis ! 😉

    et nous étions des sardines …

    Quelques vidéos de jolis moments et de belles découvertes

    Les anchois gardent la bouche ouverte pour s’alimenter. (northern anchovies)
    on remplace les dauphins par les méduses et nous voilà dans le grand bleu !
    Le Hammerhead (requin marteau) Armand est resté un long moment à le contempler.
    Les fameuses Sea Otters (loutres) qui font la renommée de l’aquarium

    Vous l’aurez compris, visite passionnante mais épuisante.