Je m’étais dit : si ma mère vient, alors on ira ensemble à Las Vegas. Elle a toujours aimé jouer, et m’a d’ailleurs transmis un certain goût pour les machines à sous. Direction la ville des néons pour voir ce qui s’y trame !
Ce qui m’a amusée comme première découverte, c’est le nom : Las Vegas, qui signifie « les prés » en espagnol… alors qu’il n’y a sans doute rien de plus éloigné d’un champ verdoyant que cette ville surgie du désert du Nevada. À l’origine, ce n’était qu’un simple arrêt ferroviaire, au début du XXe siècle. Puis, la construction du barrage Hoover et la légalisation des jeux d’argent dans les années 1930 ont permis à Las Vegas de se transformer en temple du divertissement. Les casinos ont fleuri, les hôtels se sont multipliés (à commencer par le Flamingo), et le Strip – qui, en réalité, ne fait même pas partie de la ville – s’est imposé comme un décor de cinéma permanent.
Nous y avons passé deux nuits, le temps de plonger dans le plus extravagant de ce que l’humanité peut produire. Des hôtels pharaoniques où un étage est dédié à la cérémonie des mariages, des machines à sous à perte de vue (on a joué, on a perdu, évidemment sauf au black Jack et à la roulette).
Et dehors, le spectacle continue : défilé de femmes en string et perruques fluo posant pour des selfies à 9h du matin, au milieu de familles venues admirer les fontaines du Bellagio, des files d’attente pour traverser le passage piéton (Armand en parle encore) et à côté, Mario, Lilo, Stitch et d’autres créatures improbables animent les trottoirs, le tout dans un décor où pyramide de Gizeh, Tour Eiffel, Statue de la Liberté, gondoles vénitiennes cohabitent à quelques mètres.
Tout le paradoxe américain résumé en une scène : une société capable du plus grand puritanisme, obsédée par la morale, et pourtant parfaitement à l’aise avec une provocation permanente. Las Vegas, c’est ça : un choc visuel, une hallucination permanente, de l’excès dans tous les sens. Over the top !
Bien de voir… mais bien de partir !







